A quelques heures du discours du président Aziz, Sahara média rapporte les avis de citoyens sur la situation générale du pays


saharamedia
Vendredi 5 Août 2011



Des dizaines de citoyens rencontrés par les reporters de Sahara média dans les rues de Nouakchott ont affirmé la nécessité pour eux de voir le président Ould Abdel Aziz parler ce soir, à l’occasion de sa « rencontre avec le peuple », qui sera diffusée en direct par la radio et la télévision, de mesures pratiques visant à limiter l’impact de la flambée des prix sur le vécu des populations.

Dans ce cadre, Taher Ould Moctar, commerçant à Dar Naim, que ce qui compte vraiment, « c’est la régulation du marché et la lutte contre la spéculation », précisant que les prix augmentent deux à trois fois par an, « ce qui est contraire aux lois du commerce ».

Et Ould Moctar de se demander : « pourquoi la Sonimex ne joue pas son rôle dans le domaine pour peser sur les prix pratiqués par les commerçants, notamment ceux des matières de base comme le sucre, le blé, le lait en poudre et autres produits de grande consommation » ?

De son côté, Abdallahi Ould Vall, chauffeur de taxi sur l’axe Clinique-Toujounine, il souligne le côté mitigé de la construction des routes à Nouakchott, disant que celles-ci ont connu certes des améliorations mais qu’elles n’ont pas, pour autant, mis fin aux embouteillages monstre et aux agissements illicites dont sont victimes les transporteurs qui sont maintenant frappés de taxes et de patentes beaucoup plus élevés », selon son expression.

Quant à Salma Mint Lemrabott, vendeuse de couscous près de l’hôpital Cheikh Zayed, elle a déclaré ne rien connaître à la politique mais dit être sûre d’une seule chose : le coût de la vie a beaucoup augmenté, surtout pour la frange des pauvres. « Le couscous qu’elle vend ne lui permet plus de réaliser une marge de bénéfice suffisante pour subvenir aux besoins de sa famille », ajoute-elle.

Et cette femme d’ajouter, elle qui prétend ne rien connaître à la politique : « si Ould Abdel Aziz est réellement le président des pauvres, il doit augmenter les taxes sur les produits de luxe et épargner les produits que consomment les familles à faible revenu, cela est plus important que la distribution de terrains et la réalisation de routes ».

 

 















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