A-t-on connu dans notre histoire, un régime ou une période de lumière ?


saharamedia
Jeudi 15 Mars 2012



Nous sommes tous préoccupés par l’avenir de notre pays, qui est celui de nos enfants, que nous espérons meilleur et tranchant avec notre vécu de difficultés, de pagaille étatique indescriptible qui ont longtemps viré au désespoir de solution.

 Pour une fois qu’on ait un Président qui se bat honnêtement et loyalement pour soulager ou mettre fin à nos maux, nous devons au moins le lui reconnaitre.

 C’est toujours une bonne chose d’avoir une opposition responsable et crédible dans ses propos et dans ses actes. Ce qui est une donne complexe et subtile, dont la mesure est le regard de l’opinion publique qui peut changer suite à une parole ou un acte dissonants qui égratignent sa fragile confiance.

 Quant on entend des appels de l’opposition pour «mettre fin au régime de dictature et à ouvrir la voie à un Etat de justice, de liberté et de droit », je ne peux m’empêcher d’exprimer mon indignation face à une telle déformation de la réalité du régime actuel.

Notre pays n’a jamais connu plus de justice, plus de liberté ou plus de droit qu’aujourd’hui.

Tous les mauritaniens qui reconnaissent l’intérêt de leur pays, le savent.

On parle de dictature quand il n’y a pas de contrôle démocratique, ce que, vous en conviendrez avec moi, n’est nullement le cas en Mauritanie.

D’ailleurs si le régime actuel était une dictature, l’opposition ne se serait pas hasardée à le dire publiquement.

Personne ne peut dire qu’il y ait une quelconque censure, la presse est libre.

Chacun d’entre nous a une fois suivi, à la télévision nationale, les débats libres de notre parlement où l’opposition est bien représentée et s’exprime souvent avec vigueur et force d’arguments. Ce qui est à son honneur.

L’opposition peut être pressée, voire très pressée pour occuper le fauteuil présidentiel, mais à force de s’opposer systématiquement sur tout et de dire n’importe quoi, et en particulier de tenir des propos haineux, elle risque sans nul doute, de perdre le respect des électeurs.

Ce qui est probablement reproché à AZIZ, c’est sa victoire électorale au premier tour, ce que ses détracteurs n’ont jamais pu avoir.

A-t-on connu dans notre histoire, un régime ou une période de lumière pour la liberté, ou pour la justice ou pour le droit ou pour la démocratie, ayant pu inspirer l’opposition ? Non cette référence modèle n’a malheureusement jamais existé.

Alors quel passé de lumière pleure-t-on ? Peut être celui du « droit de LETFETAR ».

Mais plus sérieusement, il faut laisser aux philosophes les terminologies idéalistes telles que liberté, dictature, démocratie puisque rien ne justifie, de s’en inquiéter pour leurs états ou évolutions actuels dans notre pays.

Les appels indirects à la déstabilisation de notre pays doivent rester à la porte de nos intérêts.

Les commentaires sur l’économie mauritanienne ci-dessous ne sont pas de la Banque Centrale de Mauritanie ni du Ministère des Finances, mais du Fonds Monétaire International, dans son « Rapport des services du FMI sur les économies nationales no 11/189 » de juin 2011 :

-          « L'activité s'est redressée, le déficit courant a diminué et la situation budgétaire s'est améliorée »,

-          « les résultats macroéconomiques sont dans l’ensemble positifs »,

-          « le déficit budgétaire a été réduit de moitié »,

-          « pour 2011, la consolidation budgétaire se déroule comme prévu, les recettes minières supplémentaires finançant largement le programme d'urgence visant à atténuer les répercussions sur les pauvres de la hausse des prix des carburants et des denrées alimentaires ».

 

Il n’est pas inutile de rappeler que la hausse du prix du pétrole sur les marchés mondiaux a pour conséquence immédiate un renchérissement du cout du transport et donc des prix des denrées alimentaires importées. Un problème pour le monde entier.

 

Enfin, ce qui fait peur a beaucoup de mauritaniens comme vous-et-moi, c'est qu’à force d’appels de l’opposition à différentes formes de déstabilisation, notre pays risque l’éclatement parce que, contrairement aux nostalgiques de la gabegie et du pillage, nous savons qu’après le démembrement de ses institutions, il n'y aura plus de démocratie, ni d’état.

 

Autrement dit, tout changement à tout prix ne conduit pas forcément à une vie meilleure.

 

 

Yahya Ould Amar

Administrateur Directeur Général

BCI MR (filiale du Groupe Bancaire français BPCE)

Région Afrique de l’Est et Moyen Orient

 

 

 















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