ADG de l’Agence nationale de l’Etat-civil : « L’enrôlement est encore perfectible mais ce qui compte c’est de s’assurer de la nationalité des personnes recensées ».


saharamedia
Jeudi 6 Octobre 2011



Le président directeur général de l’Agence nationale pour le registre des populations et les documents sécurisés, Mohamed Fadel Ould El Hadrami, a déclaré que les procédures d’enrôlement en cours « sont encore perfectibles », précisant qu’il en est de même de tout travail humain.

Ould El Hadrami, qui s’exprimait dans une interview accordée à Sahara média et au journal Al Akhbar, a indiqué qu’à l’Agence, ils sont prêts à traiter, positivement, « toutes les plaintes avancées par les citoyens » et que ce qui compte « c’est de s’assurer que ceux qui seront enregistrés sont des mauritaniens et non des étrangers ».

Il a ajouté que le recensement – ou l’enrôlement, comme l’appelle l’Agence – comporte l’enregistrement de toutes les informations concernant le citoyen, la prise de ses empreintes et de sa photo, promettant au passage que cette opération sera « la meilleure possible » jamais réalisée dans le pays puisqu’elle permettra à chaque mauritanien d’avoir un numéro national unique.

 

Ould El Adrami a aussi indiqué que l’opération, dans sa totalité, vise à améliore sensiblement la gestion des ressources humaines mauritaniennes dans toutes ses composantes, ajoutant « nous sommes fiers de notre diversité (Arabes et Négro-africains) qui constitue un tissu social connu.

Il a attiré l’attention sur le fait que l’Agence procédera, dans une seconde étape, et après avoir enregistré les nationaux, à l’enrôlement des étrangers résidents en Mauritanie pour qu’à l’avenir « personne ne puisse entrer en Mauritanie sans autorisation » et que, par conséquent, « un tel individu peut être taxé d’immigration clandestine, phénomène connu par tous », selon son expression.

Il a ajouté que la première étape de l’enrôlement ne concerne que les mauritaniens résidents en Mauritanie et disposant de documents attestant de leur mauritanité et nés en Mauritanie. Il a affirmé, cependant, que la seconde étape sera l’enrôlement de tout celui qui parviendra à « prouver sa nationalité par des documents, un lien parental ou des témoins ». Il a indiqué en disant que les dispositions ont été prises pour que cette seconde étape « se fasse de manière claire et sans aucun soupçon de parti-pris ».

L’Agence, poursuit Ould Hadrami, a ouvert des bureaux dans toutes les moughata du pays et constitué des commissions pour l’identification des personnes présidées par les hakem et ayant pour membre des éléments des forces de sécurité (police, gendarmerie, garde), en plus d’un élu désigné par le conseil municipal ou par deux notables, au moins, de la moughataa.

Le directeur de l’Agence a enfin démenti les allégations qui font cas de la « composition raciste » de ces commissions, ajoutant qu’il n’ y « pas de place pour l’exclusion dans un Etat démocratique comme la Mauritanie », précisant que sur trois généraux qui ont la haute main sur la sécurité du pays « deux sont des négro-africains », dans une allusion aux chefs d’Etat-major de la gendarmerie nationale et de la garde.















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