AQMI assure que la France négociait avant la mort de Germaneau


saharamedia
Dimanche 1 Août 2010



AQMI assure que la France négociait avant la mort de Germaneau

Dans un enregistrement diffusé sur des sites internet islamistes, le chef d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Abdelmalek Droudkal, assure que la France a négocié avec le mouvement djihadiste en vue d'obtenir la libération de Michel Germaneau, contrairement à ce qu'affirme Paris. Agé de 78 ans, celui-ci avait éte pris en otage en avril dernier au Niger mais AQMI a annoncé la semaine dernière son exécution en représailles d'un coup de main de militaires français et mauritaniens contre un de ses camps dans l'ouest du Mali.

 

"Le président français a lancé une lâche opération alors que des négociations étaient en cours pour libérer Michel Germaneau", déclare une voix qui ressemble à celle de Droudkal - connu aussi sous le nom de guerre d'Abou Moussab Abdoul-Wadoud - sur cet enregistrement qui n'a pu être authentifié de source indépendante.

Le président Nicolas Sarkozy a promis que la mort de Germaneau, dont le corps n'a pas été retrouvé, ne resterait "pas impunie" et le premier ministre, François Fillon, a déclaré que la France était en guerre avec AQMI.

AQMI avait donné à la France jusqu'au 26 juillet pour satisfaire ses revendications sur la libération de prisonniers islamistes. L'annonce de l'exécution de Germaneau a été faite la veille de cette échéance, juste après l'échec de l'opération franco-mauritanienne censée le libérer.

Sarkozy a parlé d'"un assassinat programmé" et son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré : "Pour Michel, nous avons essayé, mais nous n'avons pas pu trouver le chemin de ce groupe qui le détenait, nous n'avons pas pu proposer quoi que ce soit, comme s'il était déjà (...) condamné."

 

 















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