Absence de dialogue en Mauritanie : l’opposition pointe la responsabilité de la communauté internationale


saharamedia
Mardi 8 Juin 2010



La Coordination de l’Opposition Démocratique  (COD), une dizaine de partis politiques, rend la communauté internationale responsable de « l’entêtement » dans le refus du dialogue de la part du pouvoir  en Mauritanie, et « des conséquences qui peuvent en découler » dans une déclaration publiée mardi.

La COD fait le bilan d’une année de vie politique au-delà de  la signature de l’accord cadre de Dakar, qui a permis l’organisation d’une élection présidentielle et le retour à l’ordre constitutionnel.

Le collectif  condamne sans détour les pratique  du régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz « qui  gouverne de  manière despotique,  en violation des principes,  lois et règles républicaines » et «   un pillage systématique des ressources nationales ».

La COD appelle à mobilisation de toutes les forces vives du pays  pour engager un combat démocratique en vue «de la chute d’un régime corrompu, qui n’incarnent aucunement les valeurs morales du peuple mauritanien ».

L’opposition mauritanienne considère que malgré le retour à l’ordre constitutionnel après l’élection présidentielle du 18 juillet 2009 (dont elle contesté les résultats), la crise politique dans le pays reste entière. Cela, du fait du rejet par le pouvoir,  de toute idée de  dialogue sur la base des clauses de l’accord de Dakar comportant un processus de réforme et d’approfondissement de la démocratie.

Ce qui justifie largement son acceptation comme un pari sur un avenir de démocratie et d’une vie politique apaisée  par la frange de l’opposition regroupée au sein du Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD) et du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD).

Cet accord, rappelle-t-on,  a été signé sous la garantie du Sénégal et de la communauté internationale.















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