Accrochages avec AQMI : Les Maliens observent le silence, les Algériens parlent de « défaite » mauritanienne.


saharamedia
Dimanche 19 Septembre 2010



Le communiqué du ministère de la défense mauritanien a pris du retard, laissant le champ libre pour diverses versions sur le combat livré par l’armée mauritanienne à Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), vendredi et samedi derniers, et à la propagations d’informations provenant de sources non officielles, d’une part, et des organisations terroristes, elles-mêmes, de l’autre.

Les journalistes ont attendus longtemps des informations dont les premières sont venues de l’Algérie, qui surveille de très près, les opérations mauritaniennes. Les sources algériennes ont ainsi informé, de manière continue, l’agence France presse, de ce qui se passe sur le terrain, donnant à celle-ci une image préoccupante de la situation de l’armée mauritanienne : un nombre nettement plus élevés de morts, des véhicules tombés entre les mains de l’ennemi.

 

En fait, un topo de cette bataille complètement différent de celui que livrera plus tard le ministère mauritanien de la Défense qui parle, lui, de victoire éclatante !...Et un responsable mauritanien qui a préféré gardé l’anonymat de lancer cette boutade qui en dit long sur la situation de malentendus entre la Mauritanie et ses voisins : «L’armée mauritanienne est la seule à faire face à la menace terroriste dans la zone ».

 

La situation a été la même côté malien, avec une petite nuance : la coordination dans le domaine sécuritaire a été nettement meilleure cette fois-ci, du fait que Bamako n’a pas protesté contre les opérations menées par la Mauritanie sur son sol. Leurs aéroports ont même accueilli des avions de l’armée mauritanienne, mais, sur le plan de l’information, on a aussi cherché à faire croire que la Mauritanie s’est lancée dans un véritable bourbier. On cherche à expliquer une telle attitude par un supposé conflit d’intérêts, en disant que la Mauritanie est en train de déstructurer, par ses raids contre AQMI, le circuit rodé de trafic qui constitue une véritable source de vie dans le nord malien.

Mais la bataille est finie. Chacun tente de panser ses blessures mais plusieurs questions taraudent l’esprit de tous les Mauritaniens : est-ce vraiment notre guerre, à nous seuls ? Et qu’est-ce que les voisins voulaient qu’il nous advienne ? Que sont devenues les conventions de coordination dans le domaine sécuritaire ? La guerre commune est-elle, uniquement, des mots et prises de positions que rapportent des journaux ça et là ?















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