Adrar : Les militaires Français viennent s’instruire à Atar


saharamedia
Vendredi 6 Août 2010



Adrar : Les militaires Français viennent s’instruire à Atar

Hier, dans son intervention devant les médias, le président de la République était formel : « il n’y’a aucune base militaire française ni américaine sur le territoire Mauritanien ». Il importe de notre modeste point de vue,  d’apporter certains éclaircissements pouvant contribuer à infirmer ou confirmer cette déclaration.  En fin 2009  et/ou  à la suite de la visite en Mauritanie du général Jean Louis Geogelin, chef d’Etat Major de l’armée de terre Français, plusieurs  dizaines de militaires français débarquaient à Atar (ville taxée aujourd’hui d’abriter la base militaire en question).  Ces militaires, disait-on, venaient dans le cadre de nouveaux contrats d’assistance entre la France et  notre pays (Adrar.info N° 8 Novembre 2009). Par la suite, le nombre et rotations de ces militaires français allaient crescendo. En début d’année 2010, concomitamment avec la fermeture de la base militaire française de  Dakar, la sortie des premiers indices positifs du puits pétrolier qu’explore la Société Française TOTAL  au nord est de Ouadane, la décision de transférer de Nouakchott vers Atar, la direction de GARIM (armée de l’air Mauritanienne), l’activisme de Qaida par l’enlèvement d’otages, plusieurs avions gros porteurs  et hélicoptères animaient quotidiennement l’aéroport international d’Atar. Des véhicules  (Power Dodge, Jeep, Camion GMC) transportant des militaire Français sillonnaient sans gène la ville et les Oueds environnants. Des lancées de paras et démonstrations  aériennes exaspéraient les populations de Terwen, Teyaret et surtout Touezekt. Les manœuvres dans les canyons, escarpements, Oueds, montagnes de Teguel, Seguelil, Sreith  ainsi que  les tirs d’armes lourdes dérangeaient parfois la quiétude nocturne des citoyens. Cet état de fait a duré les six premiers mois de l’année. Quand nous demandions le mois dernier, à certaines sources proches de ces militaires français, la raison de leur venue à Atar, les bribes d’informations lâchées nous apprennent que : « le relief, panorama et populations de la région de l’Adrar sont  semblables à ceux d’Afghanistan. Les hommes de troupe, commandos et officiers Français appelés à combattre dans le pays des Talibans, passent d’abord par Atar pour s’entraîner ». Vrai ? Faux ? Toujours est –il qu’après le dernier raid du  jeudi 22  Juillet 2010 contre une base Qaida au Mali, le nombre des militaires Français a considérablement baissé, se limitant visiblement aux coopérants et instructeurs habituels, du reste, familiers et connus de la population. De l’avis général ici, si base militaire il y’a , ce n’est pas à Atar- ville.

Ely Salem Khayar Adrar.info.

 

 















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