Aéré M’Bar : vagues et vive polémique au-delà des opérations d’implantation de l’UPR


saharamedia
Jeudi 20 Mai 2010



Aéré M’Bar : vagues et vive polémique au-delà  des opérations d’implantation de l’UPR

Une quinzaine de jours après les opérations d’implantation des structures de l’Union Pour la République (UPR), locomotive de la majorité présidentielle et parlementaire, on note encore des vagues et une vive polémique entre acteurs politiques dans la commune de Aéré M’Bar.

Mairie la plus peuplée de la Moughtaa de Bababé. Cette contrée, correspond à la partie de la province traditionnelle du Lao, côté mauritanien, c'est-à-dire la rive droite du fleuve Sénégal.

Après le choix des hommes chargés d’animer les instances (sous section au niveau communal, section au niveau départemental et fédération régional).

 

Entre la tendance du maire de la commune, Dieng Mamadou Abdoul et les partisans de Thiam Diombar, Inspecteur Général d’Etat, on parle et exprime sa colère contre l’autre.

Dans un discours est diamétralement opposé. La polémique enfle.

Ainsi, l’édile de la commune dénonce « l’influence » du grand financier, actuel préposé à la traque des hauts fonctionnaires véreux, ces adeptes de la gabegie.

Il aurait profité de sa posture actuelle au sein de l’état pour placer ses hommes dans les structures locales de la formation soutenant l’action du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Mode opératoire : Une pression constante sur Ali Ould Alada, chargé de l’organisation des opérations d’implantation de l’UPR au Brakna.

De la sorte l’I G E aurait « imposé » ses pions là ou c’était possible. Pour le reste, usage d’une stratégie complémentaire « vicieuse » laquelle s’est résumée simplement à « torpiller » notre camp, au profit des candidats des autres communes, là ou le coup n’état pas jouable pour Thiam Diombar, soutient Mr Dieng.

Une démarche aux antipodes du consensus, qui démontre qu’au-delà de la rhétorique, la Mauritanie nouvelle ressemble étrangement à l’ancienne.

Faux, rétorquent les partisans de l’Inspecteur Général d’Etat, qui relèvent la vieille tactique du mauvais perdant et l’éternelle rengaine « des faux démocrates » s’abritant derrière l’écran de fumée de « la manipulation et de la fraude » pour éviter de reconnaître une défaite dont l’évidence sur le terrain crève pourtant les yeux.

Une contestation derrière laquelle les amis de Thiam perçoivent l’ombre et l’action d’un vieux baron, un cagoulard, qui avance bien masqué, dont ils se réservent le droit de décliner l’identité plus tard.

Bataille des chiffres.

Pour la petite histoire, dont le fil rouge est une véritable bataille de chiffres, le camp du maire avance avoir été « trahi » après un consensus initial.

Le département de Bababé est fort d’un total de 37 délégués.

A travers une alliance avec les communes de Bababé et El Vor, au sein desquelles se dégageait un consensus, Thiam Diombar a mis en échec le plan initial du maire.

La raison, impossibilité de trouver le consensus à cause de la configuration interne de Aéré Mbar.

Thiam Diobar et ses amis se sont assurés le contrôle de 25 délégués sur un total de 37 au niveau de la section de Bababé.

Tous les développements politiques ultérieurs dans le cadre des opérations d’implantation de l’UPR au niveau de la commune, du département et de la région prennent leur source dans cette mésentente originelle..

A qui la faute ? On se rejette la responsabilité, chacun jurant la main droite sur le cœur avoir tout fait pour s’entendre avec l’autre tendance.

Suite parfaitement prévisible : l’onde de choc, les effets, conséquences directes et dégâts collatéraux de ce coup initial, seront irréversibles jusqu’à l’élection de la fédération du Brakna.

Une structure décentralisée du parti pour laquelle la Moughtaa de Bababe dispose de 3 délégués au même titre que celle de M’Bagne. Alors que Aleg en compte 4, Boghe et Moghta -Lahjar se taillant le plus gros contingent, avec 5 délégués pour chaque circonscription administrative.

En dépit de cette réalité, qui renvoie à un jeu d’alliance faute de consensus, la suite étant naturellement le vote ou chacun mesure sa représentativité, le maire persiste et signe « j’ai le contrôle du terrain et il est loisible à chacun d’en faire la vérification sur place. Un avantage plus important que les manœuvres de couloir à Nouakchott ».

 















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