Affaire des Blocs


saharamedia
Lundi 7 Juin 2010



Editorial n° 522 du Quotidien "Biladi"

Une partie des blocs, ces plus vieilles bâtisses de la capitale construites à la va vite par les premiers fondateurs de la Nation Y avait-il un programme d’aménagement urbain déjà établi par le gouvernement et sur la base duquel les blocs ont été détruits ou s’agit-il tout simplement d’une opération esthétique visant à les faire disparaître du centre ville ? mauritanienne, a été démolie par le pouvoir de rectification. La surface qu’ils occupaient est restée jusqu’ici vierge.

 

 

 

La deuxième hypothèse, même si une année après leur démolition n’a rien n’a été mis à leur place, parait pour le moins improbable. Elle est en effet peu probable dans la mesure où les autres vieux bâtiments du centre ville n’ont pas été touchés par la mesure exécutée, en son moment, sous le sceau de l’urgence absolue.

Pourtant l’histoire des blocs était déjà évoquée par les gouvernements qui avaient précédé la rectification. Au cours de la première transition (2005-2007), on avait même confié l’étude pour la réalisation d’un schéma urbain pour l’aménagement du centre ville de Nouakchott à un bureau d’architecture étranger. Celui-ci avait même proposé un plan dans lequel il prévoyait l’installation de tours qui allaient servir comme bureaux à des institutions comme la Banque centrale ou à l’établissement d’un grand centre commercial. Finalement, cette idée n’a pas pu être mise en place pendant ce temps là mais elle a été reprise par le gouvernement civil qui avait élargi la surface concernée jusqu’au carrefour Madrid et les quartiers îlots A, B, V et l’avait confiée à un bureau d’études tunisien qui avait même réussi à organiser une journée pour la restitution de son projet.

Depuis personne n’en a parlé, publiquement. Visiblement tout le travail cité plus haut a été ignoré et le gouvernement de Aziz a concentré son intérêt exclusivement sur une partie de ces quartiers. Tout le monde se demande encore par rapport à ce qu’entend faire le gouvernement de cette surface qui fait couler beaucoup de salives. Certains estiment qu’elle serait l’objet d’un contrat entre l’Etat et une société immobilière internationale.

D’autres observateurs, plus vicieux, vont jusqu’à accuser des hommes du pouvoir d’avoir leur propre plan pour ces terrains du centre ville qui valent les yeux de la tête et qu’ils attendent le moment opportun pour le faire passer…

La balle est dans le terrain du gouvernement qui a le devoir d’informer l’opinion par rapport à toutes les interrogations.

 















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