Affrontements sur fond de libération de tous les dockers


saharamedia
Mercredi 19 Mai 2010



Affrontements sur fond de libération de tous les dockers

Déclenché, officiellement, depuis une semaine, le mouvement de grève des manœuvres ne faiblit pas. Ainsi, des affrontements ont opposé, ce mardi 18 mai, au centre ville des manutentionnaires aux forces de l’ordre.

Les protestataires ont brûlé des pneus avant d’en découdre avec la police. Celle-ci procédera à l’interpellation de quatre dockers qui sont toujours détenus au commissariat I de Tevragh Zeïna. Il s’agit de Taleb Ould Meylid, Hmeït Ould Bondjik, Zeïdane Ould Yarba et Brahim Ould Eyid.

Après avoir affiché une fermeté à tout bout de ce champ et jusqu’ici sans faille aux revendications des grévistes, en justifiant, sans le dire ouvertement, sa position par la thèse de manipulation du mouvement de protestation, par l’opposition, le gouvernement vient de lâcher partiellement du lest. En guise d’apaisement, les autorités ont ordonné la libération des 24 dockers qui étaient détenus depuis une semaine. Aucune charge n’a été retenue contre eux. D’ailleurs, pour calmer les esprits, les commissaires de police de Tevragh Zeïna I et EL Mina II auraient laissé entendre aux dockers qu’ils étaient porteurs d’un message du président Mohamed Ould Abdel aziz avant d’affirmer que le «différend leur opposant aux commerçants sera réglé ». Après s’être excusés, révèlent les manutentionnaires libérés, les deux commissaires auraient déclaré qu’ils n’étaient pas au courant de leur détention (sic). Après s’être félicité de ces libérations, le secrétaire général de la CLTM a indiqué que son organisation maintient toujours le cap et la pression pour la tenue d’un round de négociation et la satisfaction de la plate forme revendicative des dockers.

 

Sur l’autre front, les autorités portuaires ont saisi le syndicat des dockers du port pour manifester leur disponibilité à entamer le plus tôt possible des négociations. Toutefois, aucun contact officieln’a été établi au moment où nous mettons en ligne ces écrits.

En dépit de ce signe de détente, les autorités qui joueraient, peut-être, l’usure contre une catégorie sociale vulnérable et peu préparée à maintenir son action dans la durée…, n’ont pas encore jugé nécessaire de convoquer des négociations avec les dockers. A noter que jusqu’à présent, la crise a été jouée entre l’Etat et les manifestants. Les commerçants ne se sont pas montrés au grand jour et seraient même prêts, dans leur grande majorité, à majorer les prix tel que demandé par les travailleurs. Les autorités estiment, en effet, que le mouvement des manœuvres est manipulé par les opposants et se gardent, à ce titre, de faire la moindre concession qui pourrait être exploitée par leurs adversaires comme étant une victoire politique enregistrée par l’opposition.

 















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