Ahmed Vall Ould Boumouzouna : Les Autorités marginalisent les ONG nationales


saharamedia
Mercredi 7 Juillet 2010



Ahmed Vall Ould Boumouzouna : Les Autorités marginalisent les ONG nationales

Au cours de la réunion qui a groupé nombre de responsables d’ONG nationales, à l’occasion de l’Anniversaire d’ECODEV et dont l’ONG Agir en Faveur de l’environnement il eut des débats animés et fructueux autour des activités de ONG, de leurs problèmes et des perspectives d’avenir pour en venir à la nécessité et l’urgence d’attirer l’attention des Autorités sur la   situation jugée catastrophique, si l’on ne redresse pas la barre. En effet les responsables d’ONG nationales, et malgré l’autocritique positive qu’ils se font, attribuent la plupart des handicaps rencontrés aux Autorités concernées, qui au lieu de les encourager ne ménagent rien pour les fustiger et  minimiser leur rôle quand il s’agit de leur attribuer des pouvoirs quelconques, des financements ou les associer à la vie de la nation. En revanche quand il s’agit de facturer sur leur dos, on ne manque pas l’occasion. Comme qui dirait : Oh, combien je te hais Cheikh, mais combien je trouve délicieux le lait de tes moutons !

 

Le drame est que les autorités directes, les départements qui ont des liens avec ces Organisations et malgré les discours officiels mielleux et tantôt pompeux, quand il s’agit de parler de démocratie et des Droits de l’Homme, ne manquent pas de les marginaliser, sous prétexte que le langage tenu relève de la bienséance, des protocoles et d’autres alibis vulgaires. A ce titre l’animosité n’est pas cachée et se traduit par une guerre continuelle qui ne dit pas son nom. D’abord les responsables concernés refusent de  les associer aux activités qui relèvent de leur compétence. Et quand il y a des sélections, elles se font sur la base du clientélisme, de la parenté ou tout simplement sur la base des appétits pécuniaires bas et vils. Pour dire la vérité certains responsables créent à l’occasion  leurs propres structure qui deviennent  le véritable réceptacle de leurs projets, au lieu de se fonder sur l’expérience, les réalisations objectives la connaissance du terrain, le constat direct, le témoignage des populations, des structures locales et pourquoi pas celui des élus et des hommes de bonne foi.

Il est consternant de ne pas apprécier le déploiement de certaines Organisations dans des domaines aussi vitaux que l’agriculture l’eau, la santé ,l’éducation , les énergies alternatives,la préservation de l’environnement, les droits humains et ce jusqu’aux tréfonds du pays,au prix de sacrifices énormes et d’abnégation. Non, rien n y fait. Tout nouveau responsable, autant que son prédécesseur trône du haut de son fauteuil  et parle de tout sauf des Organisation nationales, qui, au fond ne l’intéressent guère et en tout cas pas à ce niveau.

Il nous semble donc urgent de sortir de cette situation illogique pour analyser la situation afin de donner aux ONG leur droit, c’est-à-dire la reconnaissance réelle celle là, le droit à la participation réelle et à l’appui conséquent.. C’est le rôle des chambres, des partis, des cadres et des médias qui négligent leur rôle puisqu’ils n’en donnent pas les échos suffisants et ne couvrent pas suffisamment leurs activités et c’est paradoxalement le cas de la presse indépendante.

Même leurs sites et il en existe de bons (notre site : www.afe.mr), ne reflètent pas l’intérêt des administrations concernées  dont le silence  ne réhabilitent pas ces Organisations et participe ainsi à l’assombrissement de leur image et à la marginalisation continue de leurs activités, de leur compétence de leur expérience et par conséquent de leur droit à la pérennité.

Aujourd’hui les ONG ne savent pas à quel saint se vouer. Les Autorités nationales se disculpent et les donateurs font ce qu’ils peuvent mais sont sans doute influencés par la position pernicieuse des premiers, comme on dit illi ehane mine loum kahane.

En somme cette situation qui prévaut depuis l’existence de ONG ne peut pas s’éterniser, au risque de souhaiter  leur agonie. L’Etat devrait se pencher sur la question au risque d’amoindrir la démocratie dans une ère ou le rôle des OSC n’est plus à démontrer puisqu’il est prouvé à travers le monde entier qu’elles constituent un affluent considérable au développent durable à la paix et à la concorde entre les peuples et les Nations.

BOUMOUZOUNA   source info journal Chemsiyatt

 















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