Al Majlissi : j’ai été arrêté deux fois depuis ma libération par grâce présidentielle


saharamedia
Samedi 11 Décembre 2010



Al Majlissi : j’ai été arrêté deux fois depuis ma libération par grâce présidentielle

Le salafiste Mohamed Salem Ould Mohamed Lemine dit « Al Majlissi », a déclaré que toutes les conférences et cours qu’il dispense dans le Cercle « Boudah Ould El Bousseiri » se déroulent sous les yeux des services de sécurité mauritaniens, ajoutant que parmi ceux qui assistent de manière régulière à ses sorties, figurent bon nombre « d’indicateurs de la police ».

El Mejlissi a aussi affirmé, dans un entretien avec Sahara média, qu’il est continuellement sous surveillance, ajoutant qu’il a été arrêté à deux reprises, à chaque fois qu’il se trouve à côté d’une caserne militaire, depuis sa sortie de prison suite à la grâce présidentielle accordée aux salafistes repentis par le président Ould Abdel Aziz.

 

Al Majlissi a aussi indiqué qu’il traverse une situation difficile du fait qu’il n’arrive pas encore à obtenir des papiers d’état-civil lui permettant de se mouvoir en toute liberté et d’effectuer les transactions qu’un homme ordinaire est appelé à faire dans sa vie. L’homme a également révélé qu’une partie de sa bibliothèque personnelle a été détruite, quand il était détenu à la prison centrale de Nouakchott, et qu’il s’est vu contraint de divorcer à cause de ses conditions d’incarcération. Il a ajouté qu’il s’est remarié, à sa sortie de prison, de manière légale, mais non administrative puisqu’il ne dispose pas de pièces d’état-civil.

 

 

Al Mejlissi qui a été libéré en nombre dernier, dans le cadre de la deuxième grâce présidentielle accordée aux prisonniers salafistes repentis, à l’occasion de la fête de Id El Vitr et de Id El Adha, a été arrêté en 2007, suite  à une fatwa avalisant l’atteinte à la vie des ressortissants occidentaux à Ould Chabarnou et ses compagnons et qui a eu comme résultat l’assassinant de quatre touristes français près de la ville d’Aleg. Condamné à trois ans de prison ferme, il ne lui restait alors que 4 mois quand la grâce présidentielle a été prononcée.















GABONEWS APAnews