Al Qaida ne serait plus qu’un mythe, selon un ex patron de la DGSE


saharamedia
Jeudi 29 Juillet 2010



Le mouvement terroriste Al Qaida « n’existe plus depuis 2002 » selon Alain Chouet, ancien chef de service  de sécurité à la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) –contre espionnage français. Une déclaration faite il y a quelques mois  et remise au goût du jour  mercredi par la reprise de  plusieurs médias de l’hexagone dans un contexte marqué par un récent raid franco mauritanien contre une base d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI,) en territoire malien, suivi de la mise à mort de l’otage Michel Germaneau, dans des conditions encore non élucidées. Une «  réalité » en dépit de laquelle « le renseignement américain, continue à placer l’organisation de Ben Laden en tête des menaces aux quelles doit faire face l’Amérique,  annonçant  même avec certitude, une prochaine attaque sur le sol américain dans les 6 mois à venir ».

Entre la thèse de l’ancien Super Flic, développée devant le sénat. Le  cadre, un colloque sous le thème « le Moyen Orient à l’heure du nucléaire ». Présentation faite le 2 février  2010, à l’intention de  la Commission du Renseignement  de la chambre haute du parlement.

Et  la « certitude » des servies américains, on arrive  à un véritable « choc » des points de vue.

Sur la base d’informations « sérieuses » et « recoupées » Alain Chouet et ses collègues sont arrivés à la conclusion suivante  « Al Qaida est morte sur le plan opérationnel dans les trous à rats de Tora Bora ».

Expliquant les raisons de la persistance de ce qui dès lors ne serait plus qu’un simple mythe, le grand spécialiste du contre espionnage et de la sécurité soutient que les services pakistanais « se sont ensuite contentés, de 2003 à 2008, de nous  revendre les restes par appartements, contre quelques générosités et quelques indulgences diverses ».

Entrant dans la précision des chiffres pour illustrer le discours, Alain Chouet affirme « sur les quelques 400 membres actifs de l’organisation, qui existait en 2001, il en reste moins d’une cinquantaine, essentiellement des seconds couteaux, à l’exception de Ben Laden lui-même, et de Ayman Al-Zawahiri, mais qui n’ont aucune aptitude sur le plan opérationnel ».

Un dispositif  aussi maigre, dans des zones reculées aux conditions de vie précaires,  ne peut animer à l’échelle planétaire un réseau coordonné de violence politique.

En fait, plusieurs terroristes à travers le monde agiraient sans aucun contact avec l’organisation centrale.

Théorie mise à rude épreuve.

La thèse soutenue par l’ancien responsable de la DGSE a été mise à mal deux  (2) semaines plus tard par des chercheurs de l’institut Dalle Molle de l’Intelligence Artificielle de Martigny (l’IDIAP). Une contradiction   «  avec les conditionnels de rigueur propres aux scientifiques, qui laissent penser que le message serait celui d’un imposteur ». Les logiciels informatiques des hommes cités en référence « démasquent les imitateurs, tout aussi doués soient –t-ils .Ils peuvent assez facilement berner l’être humain. Mais, c’est beaucoup plus difficile de tromper la machine » selon le Dr Samy Bengio.

Suffisant, pour que quelques jours plus tard, la secrétaire d’état américaine, Hillary Clinton, déclare « qu’Al Qaida demeurait la menace principale » pour les Etats-Unis.

Sentiment partagé par les officiels au pays de l’oncle Sam.

Rassemblés par Amadou Seck, pour Sahara Médias.

 















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