Amendements constitutionnels : Aziz a tranché


Nouakchott - Saharamédias
Vendredi 24 Février 2017



Amendements constitutionnels : Aziz a	 tranché
En recevant à dîner jeudi soir les parlementaires de sa majorité, le président de la république, Mohamed O. Abdel Aziz a confirmé ce qui était déjà attendu.

Les amendements constitutionnels, issus du dialogue politique, doivent être approuvés par le parlement, et non pas par referendum comme annoncé auparavant.

Pour justifier ce choix, le chef de l’état évoque un coût trop élevé de la consultation populaire (près de 5 à 6 milliards d’ouguiyas) disponibles pourtant au trésor public, mais aussi une perte de temps.

Le président de la république a précisé que l’état aurait perdu un mois d’efforts, au cours duquel tous ses fonctionnaires et hauts responsables seraient occupés par le referendum.

Le chef de l’état a révélé que le montant initialement destiné au referendum a été affecté aux secteurs de la santé et l’éducation.

Devant les parlementaires le président Aziz a évoqué longuement les amendements constitutionnels proposés, notamment la suppression du sénat et son remplacement par des conseils régionaux.

A propos du drapeau national, le président Aziz a déclaré qu’au moment de l’indépendance il y avait une seule république islamique, le Pakistan, et il a été choisi un drapeau apparenté au sien.

Autre reproche fait à ce drapeau sa similitude avec celui du Sénégal en 1958, à la seule différence du croissant et de l’étoile.

« Nous avons voulu ajouter deux traits rouges, un symbole pour le sang de nos martyrs, lors de la résistance, celui de nos martyrs lors de la guerre du Sahara et celui de nos martyrs à Tourine et Lemgheity qui ont versé leur sang pour la Mauritanie.

Le chef de l’état mauritanien avait convoqué une session parlementaire extraordinaire mercredi pour discuter les amendements proposés, avant de les soumettre à un congrès parlementaire.
 














GABONEWS APAnews