Après l'assaut, Israël expulse 250 pro-palestiniens


saharamedia
Mercredi 2 Juin 2010



Après l'assaut, Israël expulse 250 pro-palestiniens

Israël a commencé mercredi à expulser 250 des activistes étrangers pro-palestiniens arrêtés après l'assaut de ses commandos contre la flottille qui tentait de gagner Gaza. Selon la radio militaire israélienne, qui a annoncé le début de l'opération mardi soir tard, quelque 120 personnes, la plupart Algériens et Indonésiens, allaient franchir la frontière avec la Jordanie, et 60 Turcs étaient à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, dans l'attente de vols spéciaux pour les rapatrier. 70 autres ressortissants turcs étaient en chemin depuis la prison de Beersheva (sud) vers l'aéroport, a précisé la radio. Israël a déjà fait partir lundi et mardi plusieurs dizaines de militants. Au total, ce sont 682 personnes issues de 42 pays qui se trouvaient à bord des six bateaux de cette flottille. Cette initiative israélienne est une réponse aux nombreuses critiques internationales qui se sont abattues sur l'État hébreu mardi . Ainsi, à l'instar de plusieurs pays, la France a exigé " la libération immédiate " de ses neuf compatriotes et de l'ensemble des civils qui se trouvaient à bord des bateaux arraisonnés la veille par l'armée israélienne. Le ministère des Affaires étrangères a confirmé au point.fr que les Français étaient au nombre de dix sur la flottille. Mais l'un d'entre eux, Youssef Benderbal, a pu regagner le territoire mardi matin.

 

Les États-Unis jouent les équilibristes

Sur le front diplomatique, les États-Unis ont fortement appuyé la condamnation par l'ONU, mardi, des "actes ayant conduit à la tragédie", tout en s'abstenant de critiquer explicitement Israël. La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a toutefois jugé que la situation à Gaza, où cinq Palestiniens ont été tués mardi par l'armée israélienne, était "inacceptable" et ne pouvait "pas durer".

Le président égyptien, Hosni Moubarak, a lui ordonné l'ouverture du terminal de Rafah avec Gaza , seul point de passage non contrôlé par Israël, pour l'acheminement de l'aide humanitaire et le passage des malades. Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé une enquête "impartiale" sur l'assaut israélien, qui a coûté la vie à neuf civils, condamnant les violences et appelant à libérer les six navires de la flottille et les centaines de passagers détenus en Israël.

Grave crise diplomatique avec la Turquie

Le drame a plongé Israël dans une grave crise diplomatique, en particulier avec la Turquie, jadis son allié stratégique, dont au moins quatre ressortissants sont morts dans l'assaut et environ 380 autres sont détenus dans une prison israélienne. Ankara avait rappelé la veille son ambassadeur à Tel-Aviv. Israël a appelé ses ressortissants à ne plus aller en Turquie. "Je condamne de la manière la plus forte ce massacre sanglant", a fulminé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. "Cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine doit absolument être punie", a-t-il lancé.

Lundi avant l'aube, des commandos de marine israéliens ont lancé dans les eaux internationales un raid contre la flottille internationale acheminant les militants pro-palestiniens et des tonnes d'aide, une initiative qualifiée de "fiasco" et de "stupidité" par les médias israéliens. De violents affrontements se sont déroulés à bord du ferry turc Mavi Marmara , le plus grand des six navires, qui transportait 600 personnes. Israël, qui avait averti qu'il ne permettrait pas l'arrivée de la flottille à Gaza, a accusé les militants d'avoir "déclenché les violences" en attaquant les soldats avec des couteaux et des barres de fer. Les organisateurs du convoi ont, eux, affirmé que les commandos avaient ouvert le feu sans justification.

lepoint.fr

 















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