Après le refoulement de militants des droits de l’homme américains : la Mauritanie se justifie


Nouakchott - Saharamédias
Lundi 11 Septembre 2017



Après le refoulement de militants des droits de l’homme américains : la Mauritanie se justifie
Dans un entretien accordé à l’agence France presse, le ministre mauritanien de la culture et de l’artisanat, porte parole du gouvernement a justifié la décision des autorités mauritaniennes de refouler la semaine dernière des militants américains des droits de l’homme.

Pour le ministre ces personnes voulaient travailler suivant un programme contraire aux lois mauritaniennes.

Le ministre a affirmé que les autorités mauritaniennes avaient  notifié à l’ambassade américaine, à la présentation des demandes de visas, qu’elles s’opposaient à l’arrivée de ces personnes qui veulent entreprendre des actions contraires aux lois du pays.

Ce programme n’avait pas été convenu avec les autorités, comme il est d’usage et il ne prévoyait que des rencontres avec certains milieux limités qui militent suivant un calendrier particulier sans donner davantage de précisions.

Le porte parole du gouvernement a ajouté que le dossier de l’esclavage concerne tous les mauritaniens qui doivent être associés à toutes discussions le concernant.

La loi mauritanienne, a ajouté la ministre, rejette la division au sein de la société dont les différentes composantes sont fortement soudées.

D’autres missions américaines pour les droits de l’homme, dont certaines relèvent du ministère des affaires étrangères, ont visité la Mauritanie et reçu l’accueil approprié.

Samedi, l’ambassadeur américain en Mauritanie, Larry André s’était étonné du refus des autorités mauritaniennes de refuser l’entrée au pays de militants américains opposés à l’esclavage.

Lors d’une rencontre avec une délégation de « SOS esclaves » qu’il ne comprenait pas la décision des autorités mauritaniennes de refuser l’entrée dans le pays d’une délégation qui se proposait de discuter avec les autorités, en terre mauritanienne, le problème de l’esclavage.

Les activistes américains devaient séjourner une semaine en Mauritanie, dans le cadre d’un voyage organisé par l’institut pour l’abolition de l’esclavage qui a son siège à Chicago et le mouvement « arc en ciel » que dirige le pasteur Jessy Jackson, l’un des plus importants dirigeants noirs aux Etats Unis.

Il était prévu que la délégation rencontre une délégation de responsables mauritaniens et des représentants de la société civile.














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