Après les jeunes filles, Boko Haram kidnappe 100 jeunes hommes


Saharamédias/Nouakchott
Samedi 16 Août 2014


Boko Haram a encore frappé et fort. En enlevant plusieurs dizaines de jeunes garçons et d'hommes dimanche dernier dans le nord-est du Nigeria. Presque 100 personnes ont été portées disparues après que les militants de la secte islamiste ont mené un raid sur Doron Baga, village de pêcheurs proche des rivages du Lac Tchad. Les victimes ont été chargées dans des camions qui les ont emmenées vers une destination inconnue.


Après les jeunes filles, Boko Haram kidnappe 100 jeunes hommes
Si l'information arrive si tard aux oreilles des médias, c'est que la couverture du réseau téléphonique est très faible dans cette région reculée du Nigeria. Il a fallu attendre que des survivants ayant fui arrivent jusqu'à Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno. Les villageois ont aussi rapporté que six hommes, les plus âgés, ont été tués dans le raid. «Ils n'ont laissé aucun homme ou garçon sur place, seulement des petits enfants, des filles et des femmes», a affirmé l'un d'eux, Halima Adamu. «Ils criaient Allah Akbar (NDLR. Dieu est grand), tirant avec leurs armes sporadiquement. La confusion régnait partout». Il a précisé : «Ils ont commencé à faire monter nos hommes et garçons dans leurs véhicules, menaçant de tirer sur ceux qui leur désobéirait. Tout le monde était effrayé.»
 
Quatre mois après l'enlèvement des 200 écolières
 
Ces enlèvements surviennent quatre mois seulement après que Boko Haram a enlevé plus de 200 écolières du village de Chibok. La secte a pour ambition d'établir un califat Islamique médiéval, dans ce pays où les religions sont multiples. Au Nigeria, cette organisation est perçue comme la menace n°1. Boko Haram est passé à la vitesse supérieure en augmentant radicalement l'année dernière les attaques sur des civiles. Populaire au début, le mouvement a perdu en crédibilité à mesure qu'il menait des actions de plus en plus sanglantes.
Ses actions - l'enlèvement de garçons qu'ils contraignent à se battre et de filles soumises à l'esclavage sexuel - rappellent celles du sinistre Groupe de résistance armée de l'Ouganda (LRA, Uganda's Lord's Resistance Army ). Le LRA a agi en Ouganda, au Soudan du Sud et en Afrique centrale pendant des décennies.
 














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