Assemblée Nationale : Apologie de Taya, de son régime et demande pressante de réouverture du dossier des mauritaniens arabes rapatriés du Sénégal en 1989


saharamedia
Mercredi 23 Juin 2010



Des parlementaires mauritaniens dont les propos ont été relayés et c’est une première, sur les antennes de la radio et de la télévision du service public, mardi soir, ont exigé du gouvernement actuel, la réouverture d’un autre volet du passif humanitaire né des événements sanglants d’avril-mai  1989 entre la Mauritanie et le Sénégal. Il s’agit en l’occurrence du dossier des mauritaniens de souches arabes contraints de quitter le Sénégal  durant les émeutes à caractère racial. « Combien étaient-ils ? Combien de morts  durant les agressions et pillages de leurs biens ? Quel sort a été réservé à leurs biens saisis par les autorités sénégalaises d’alors ? Dans quelles conditions ont-ils été accueillis en Mauritanie ? Ont-ils étaient indemnisés pour les biens pillés ou confisqués ? » Telles sont les principales questions que se posent les mauritaniens, 20 ans après les faits, martèle  l’un des députés qui revendiquent toute la vérité au nom du peuple mauritanien et pour  l’avenir de la sérénité des relations avec le Sénégal.

Pour ce parlementaire et en dépit des explications du ministre de l’intérieur, les questions demeurent. Après avoir fait l’apologie de Maaouya  ould Sid’Ahmed Taya et de son régime, le député devait s’interroger sur le silence du pouvoir actuel sur l’affaire des arabes de Mauritanie victimes des événements de 1989. En même temps, il s’est dit heureux de constater que le dossier des frères négro-africains contraints eux  aussi, de quitter la Mauritanie pour le sénégal, que ce dossier dit-il, est pratiquement réglé.  Une assertion cependant, récusée par d’autres parlementaires.

Pour en revenir au dossier des mauritaniens rapatriés du sénégal en 1989, sous la présidence de Maaouya ould Sid’Ahmed Taya, la Mauritanie avait chiffré à plus de 500.000 ses ressortissants qui détenaient des commerces sur l’autre rive du fleuve qui constitue la frontière entre les deux pays.

Les parlementaires ont aussi rappelé que les événements de 1989 avaient pour origine un incident  entre des éleveurs peuls de Mauritanie et agriculteurs soninké du Sénégal. L’incident qui a fait des victimes a eu lieu dans un village soninké du Sénégal appelé Diawara bordant la frontière sud de Mauritanie.

 















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