Augmentation du nombre des victimes d’ébola en Afrique à cause des mauvaises croyances


Saharamedias+Agences
Vendredi 11 Juillet 2014


Le nombre de décès attribués à une épidémie du virus Ebola en Guinée, au Liberia et au Sierra Leone a grimpé à 467, lundi, sur 759 cas recensés au total, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé.


Augmentation du nombre des victimes d’ébola en Afrique à cause des mauvaises croyances
L’éclosion de cette maladie mortelle est déjà la plus importante et la plus mortelle, selon l’OMS, qui établissait précédemment le bilan des morts à 399 en date du 23 juin, sur 635 cas confirmés. Cette augmentation de 17 pour cent du nombre de morts et de 20 pour cent de la quantité d’infections en l’espace d’une semaine viendra accroître la pression lors d’une réunion d’urgence de 11 ministres de la Santé d’Afrique de l’Ouest à Accra, au Ghana, mercredi et jeudi, réunion qui vise à coordonner une réponse régionale à la crise de santé publique. En réponse à l’éclosion, les autorités du Liberia ont annoncé mardi dernier que quiconque trouvé en train de cacher de possibles patients de l’Ebola serait poursuivi. Certaines familles, des guérisseurs et des docteurs pratiquant la médecine traditionnelle auraient retiré des patients des hôpitaux pour des prières spéciales et des traitements traditionnels. S’exprimant par voie de communiqué, la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf a déclaré que la crise s’était transformée en une urgence nationale en matière de santé publique, pressant ainsi la population de suivre les normes en matière de protection sanitaire. « Il est illégal, en vertu de nos lois sur la santé publique, d’exposer les gens à des risques sanitaires tels que l’Ebola », a-t-elle affirmé dans un document obtenu mardi par Reuters. « Faisons en sorte que cet avertissement soit entendu par tous: quiconque découvert ou signalé comme abritant de potentiels cas d’infection à l’Ebola dans des maisons ou des maisons de prière sera poursuivi selon les lois du Liberia », a martelé la présidente. L’éclosion de l’épidémie en Afrique de l’Ouest a laissé certains des pays les plus pauvres du monde, avec des frontières poreuses et des systèmes de santé faibles grevés par la guerre et la mauvaise gestion, aux prises avec l’une des maladies les plus mortelles et les plus contagieuses de la planète. Selon l’OMS, trois facteurs clés contribuent à la dissémination de la maladie. L’un est l’enterrement des victimes selon des pratiques culturelles et des croyances traditionnelles dans les communautés rurales. Un autre est l’importante densité de population autour des capitales de la Guinée et du Liberia. Le troisième, enfin, est l’activité commerciale et sociale le long des frontières de ces trois pays. « La capacité de contenir cette éclosion nécessite une réponse forte dans ces pays, et particulièrement le long de leurs frontières communes », indique le communiqué de l’OMS. Les données fournies par l’agence internationale comprennent les cas confirmés, probables et présumés de la maladie.














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