Aziz au Hilton…et José, son « ombre », à Washington


Par Mohamed Nagi Ould Ahmedou
Jeudi 7 Août 2014


Le sommet Afro-américain, premier du genre, a clôturé ses travaux hier mercredi à Washington consacrant une présence remarquable du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et de son épouse. Un voyage qui a attiré les regards plus que tous ceux que le président mauritanien a effectué jusqu’alors depuis son arrivée au pouvoir.


Aziz au Hilton…et José, son « ombre », à Washington
Aziz, qui est accompagné, depuis son départ de Nouakchott, par le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, qui avait assisté, samedi dernier, à la cérémonie d’investiture du président mauritanien, à Nouakchott, et a attendu jusqu’à l’accompagner à Washington, s’est vu contraint de « profiter » des mêmes cérémonies d’accueil et de la même protection par les services de sécurité américains.
Certains témoins oculaires ont révélé à Saharamédias que le président bissau-guinéen n’était pas en mesure d’attirer l’attention sur sa personne en présence d’Ould Abdel Aziz, faisant commettre au protocole des erreurs en le prenant pour un simple citoyen…mauritanien.
Washington à Nouakchott
Parmi une cinquantaine de délégations africaines, celle de la Mauritanie et de la Guinée Bissau étaient logées à l’hôtel Hilton Washington DC, de renommée internationale…et se trouvait sur la même avenue que l’ambassade de Mauritanie !
Il est également étonnant que c’est dans cet hôtel que le président Oboma organisait ses rencontres avec la presse américaine pour débattre des affaires intérieures et extérieures, des rencontres qui ont aussi intéressé Ould Abdel Aziz au cours de ces dernières années.
Dans le même hôtel, Ould Abdel Aziz a choisi de rencontrer les représentants de la communauté mauritanienne d’Amérique, qui ont présenté leurs problèmes à leur raïs arrivant aux USA pour la première fois.
Parmi leurs doléances les plus notoires, la création à Nouakchott d’un quartier portant le nom de…Washington, à construire en partenariat avec l’une des banques de la place, et dont les maisons seront payées en fonction de traites à convenir. Est-ce une façon « importer » l’Amérique chez-nous, ironise, quelqu’un, ajoutant que nous avons déjà importé beaucoup de cités du monde. Pékin ici, Madrid par là, et même Kandahar et Fallouja, les deux rivales de Washington dans les guerres de Bush Junior contre ce qu’il a appelé le « terrorisme ».
Aziz a déclaré à ses concitoyens, dont certains ont parcouru des milliers de kilomètres pour le rencontrer, que la Mauritanie accepte la double nationalité, ce qui n’est pas encore inscrit dans la loi mauritanienne qui indique, clairement, que tout citoyen perd sa « mauritanité » s’il en adopte une autre.
Des journalistes mauritaniens à Nouakchott ont vu en cela un prélude pour changer la loi sur la nationalité.
L’Afrique proteste
Aziz et les autres chefs d’Etats africains ont été accueillis, aux portes de leurs lieux de résidence, par des protestations de la part de leurs compatriotes installés aux USA. La colonie éthiopienne était la plus véhémente dans la critique de la manière dont leur pays est géré.
Ould Abdel Aziz n’a pas échappé à ce sort en voyant des mauritaniens, dont la plupart sont considérés comme des membres des Flam, brandir des pancartes et banderoles évoquant le passif humanitaire en Mauritanie.
Aziz, qui ne représente pas seulement la Mauritanie au pays de l’Oncle Sam, du fait qu’il assume la présidence tournante de l’Union africaine, n’était pas concerné seulement par les problèmes de la communauté aux USA, mais aussi des problèmes du Continent, tels le sida, le sous développement et même l’épidémie d’ébola, ce qui a été bien visible dans son discours d’ouverture.
Traduction : Saharamedias
 














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