- Burkina : Le parlement incendié et le régime de Compaoré ébranlé par les manifestations


Jeudi 30 Octobre 2014


Au Burkina Faso, les choses sont allées très vite ce jeudi matin, jour fixé par le gouvernement pour le vote de l’Assemblée sur la modification ou non de l’article 37 devant ouvrir la voie au président Blaise Compaoré pour se présenter à un énième mandat après 27 ans de pouvoir.


-	Burkina : Le parlement incendié et le régime de Compaoré ébranlé par les manifestations
Mais des milliers de personnes qui protestent contre la réforme de la Constitution, depuis quelques jours, ont mis la capitale Ouagadougou en ébullition.
Et alors que les députés s’apprêtaient à examiner le texte devant permettre briguer au président burkinabé de briguer un nouveau mandat à la fin 2015, des milliers de protestataires ont envahi le bâtiment de l’Assemblée nationale ce jeudi et y ont mis le feu.
 
Les forces de sécurité, qui tirent à balles réelles, ont fait au moins trois morts parmi les manifestants, selon les services d'urgence cités par Reuters.
Les manifestants, qui tentent de marcher sur le palais présidentiel, sont bloqués par les soldats de la garde présidentielle. Le président Blaise Compaoré aurait quitté le bâtiment, annonce le site d'information Burkina24 sur Twitter. 
Sous la pression des manifestants, le gouvernement du Burkina Faso annule le vote de la réforme de la Constitution, a annoncé le porte-parole de l'exécutif mais les manifestants ne semblent pas, pour l’instant, se satisfaire de cette reculade.
Les prochains jours, voire les prochaines heures, nous dirons jusqu’où ira cette crise qui risque d’emporter le président Compaoré, lâché, semble-t-il, par la gendarmerie, mais bénéficiant toujours, selon des sources, du soutien de l’armée.














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