Burkina : Une délégation d’Ançar Edine annonce la disposition du mouvement à négocier


saharamedia
Mardi 19 Juin 2012



Burkina : Une délégation d’Ançar Edine annonce la disposition du mouvement à négocier

Le mouvement islamiste « Ançar Edine a annoncé être disposé à négocier avec les intermédiaires africains. L’annonce a été faite, dans la capitale burkinabé Ouagadougou, par une délégation du mouvement conduite par El Abass Ag Antala.

Le porte-parole d’Ançar Edine Cheikh Ag Wissi, et l’homme fort proche du leader du mouvement Iyad Ag Ghali a indiqué, dans une déclaration devant la presse, juste après la rencontre avec le président burkinabé Blaise Compaoré, lundi dernier, qu’ils ont décidé « de suivre la voie des négociations avec une médiation du Burkina Faso ».

 

Quant à Abass Ag Ntalla, le président de la délégation d’Ançar Edine, il a déclaré : « nous sommes ici pour expliquer notre position à la communauté internationale », précisant qu’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), « contrairement à Ançar Edine, n’a pas de revendications à porter devant le monde ».

 

Evoquant le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), Ag Ntalla a dit : « peut-être bien que nos objectifs ne sont pas les mêmes mais nous vivons sur le même espace et par conséquent sommes obligés d’être ensemble », selon son expression.

Certaines sources ont indiqué que le président burkinabé a demandé à Ançar Edine de « rompre tout lien avec ceux qu’il a qualifié de terroristes » dans une allusion claire à AQMI alors que le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Jibril Bassolé, a indiqué qu’Ançar Edine « a exprimé sa volonté d’entrer dans des négociations pour trouver une solution à la crise » et ce avec une médiation du président du Burkina Faso. Il a ajouté, « nous travaillerons dans les jours qui suivent à la mise en place d’un plan de sortie de crise global avec la délégation d’Ançar Edine », soulignant la nécessité de « cohésion entre les mouvements touaregs armés et les populations » pour arriver à « un seuil minimum d’entente permettant aux négociations de commencer », selon son expression.

Signalons que Compaoré avait rencontré, le 9 juin dernier, une délégation du MNLA qui a, elle aussi, exprimé, sa disposition à négocier.

Sur un autre plan, la CEDEAO s’apprête, en cas d’échec des négociations, à envoyer une force armée composée de 3000 éléments au Mali. De même, le Conseil de sécurité de l’Onu, dont la présidence actuelle est assurée par la Chine, a annoncé sa disponibilité à appuyer une force de maintien de la paix au nord Mali, soulignant que les membres du Conseil ont enregistré la demande formulée par la CEDEAO et l’UA.















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