Ce que les autres n’ont pas su lire … La coopération allemande est un allié sûr


Sahara Médias - Nouakchott
Mardi 20 Novembre 2012



Ce que les autres n’ont pas su  lire …  La coopération allemande est un allié sûr
En référence à ma déclaration publiée dans Sahara médias et dans Cridem, et au vu des interprétations malencontreuses à laquelle elle a donné lieu dans certains milieux,  je ne peux qu’apporter les clarifications suivantes:
Gardons toujours en tête que l’Allemagne fournit la plus grande part des bourses du FMI et de la Banque mondiale, de l’Union Européenne mais aussi une grande part de l’argent des Nations unies.
Tout d’abord personne ne peut mettre en cause le sérieux, la rigueur, l’efficacité, l’efficience de la coopération allemande dans le domaine de la gestion durable des ressources naturelles qui a donné lieu au code pastoral et forestier qui ont mis en premier lieu la société civile dans la gestion décentralisée par les communes et les populations.
Ensuite, on ne peut mettre en cause l’engagement de la GIZ auprès du MDEDD pour l’élaboration de la Déclaration de sa Politique nationale de l’environnement, du Plan d’action Nationale environnementale.
Ceci sans compter l’appui direct au Parc National du Banc d’Arguin, au Parc National du Diawling, à la gestion des ressources naturelles au Hodh El Gharbi avec des milliers de vaches maures et au Guidimakha avec 10 gros villages soninkés, gros consommateurs de bois de charbon de bois.
Sans compter aussi l’appui à la protection des ressources de la mer par les satellites et vedettes de la Marine, les communes pour la décentralisation et bien d’autres domaines.
N’oublions pas que la GIZ est le chef du groupe de l’environnement qui aide le secteur. Lequel groupe travaille de concert avec la société civile.
On ne peut par ailleurs dénombrer les appuis ponctuels aux actions demandées par le MDEDD comme les manuels de pare-feux, les journées nationales de lutte contre la désertification, celles de l’arbre, etc.
Tout cet appui à la Mauritanie est caractérisé toujours par la responsabilisation des populations à la base comme la Déclaration de Paris et de son plan d’action d’accra ainsi que celui de l’Accord de Cotonou qui préserve l’intérêt et la participation active de la société civile dans les processus de développement.
Tout cela n’est pas exhaustif, c’est bien vrai, mais c’est dire que, jamais, on n’a voulu minimiser les apports et les efforts de la Coopération allemande pour laquelle toute la société civile rend un grand hommage pour son efficacité. Surtout qu’elle investit sans compter se faire payer par les générations futures.
Nous avons seulement souligné des vices de procédures !!! Des recrutements de nationaux sans respect de la légalité et des règles  administratives. On sait parfaitement où se trouve la cause et dans quel recoin du maillage institutionnel national et surtout central.
Mais tout compte fait une seule main, aussi efficace soit-elle, ne peut applaudir quand la seconde main nationale est paralysée. Toutes les mauvaises choses semblent chaque fois «mauritanisables» !!!!
En attendant, l’environnement risquerait de se faire dans les coulisses, l’interventionnisme, le trafic d’influence, la parenté, l’affairisme et le business. C’est la gestion quotidienne et alarmiste de la chose.
Par ailleurs, je répète que la société civile n’est pas la création du MDEDD et ne dépend pas des humeurs des personnes qu’elles soient au sommet ou à la base. La Déclaration de Paris et l’Accord de Cotonou ainsi que les recommandations de Rio+20 sont disponibles et engagent encore la Mauritanie auprès de la communauté internationale en matière d’efficacité de l’aide et de la place privilégiée de la société civile dans les processus de développement.
Si on est forcé de parler de la société civile dans les rencontres officielles ou officieuses, il est recommandé au politique de ne pas se laisser entrainer dans une approche calomnieuse contre un choix national et international tout en sachant qu’on risque de tenir le serpent par sa queue.
Vive la société civile, libre, incorruptible, outil efficace de la gouvernance politique et de la gouvernance environnementale.
Allons ensemble vers plus de transparence et de sérieux dans ce qu’on fait.
Le MDEDD est une institution encore jeune. Il lui faudra évoluer, grandir, atteindre la majorité puis la maturité.
Mais d’ici là, il convient de l’aider à faire le bon pas dans le bon sens. Il ne faut surtout pas lui mettre de bâton dans les roues par une lecture toujours négative de tout ce qui se fait ou s’écrit.
Il faut lui faire du reporting neutre, sinon on risque de passer facilement du vrai au faux, de la vérité à la fausse rumeur.
 
 
Source : Charge de Communication Société Civile Mauritanienne             BOUMOUZOUNA
 














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