Cheikh Deddew : « Nous œuvrons pour que la grâce présidentielle s’étende à tous ceux qui acceptent de revenir à la raison »


saharamedia
Mardi 14 Septembre 2010



Le Cheikh Mohamed El Hacen Ould Deddew a loué la grâce présidentielle que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a accordée, la veille de la fête d’Id El fitr, à 35 salafistes qui ont exprimé publiquement leur repentir. Il a cependant invité les bénéficiaires du pardon présidentiel à « se dresser activement face à tout danger qui menace le pays », précisant que tous œuvrent pour que cette clémence bénéficie à ceux qui auront donné la preuve de leur retour à la raison.

Ould Deddew a également mis en garde contre tout agissement de nature à retarder le pardon dont pourraient bénéficier les prisonniers salafistes qui accepteront de renier leurs positions extrémistes.

Cheikh Deddew qui s’exprimait au cours d’un dîner-débat organisé par le ministre des Affaires islamiques et de l’enseignement originel, Ahmed Ould Neyni, en l’honneur des ulémas et des ex-prisonniers salafistes, a dit qu’il est heureux que tous se rencontrent parce que « le bien reste et non l’injustice », et s’est étalé sur les conditions de la « tawba » (le répentir), précisant que « nul n’est infaillible par nature mais que le retour à la vérité est meilleur que la propension à continuer dans le mal ».

De son côté, Abdallahi Ould Sidiya, l’un des prisonniers graciés, a souligné l’importance de la rencontre louant le rôle que les ulémas ont participé au dialogue et le geste du président Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il a qualifié «  de pas importants franchis sur le chemin de l’action islamique en Mauritanie». Il a ajouté que le problème « ne réside pas dans la faute elle-même mais dans son évaluation » et appelé à ce que le passé soit enterré pour que tous, ensemble, « œuvrent pour le Bien et la préservation de la paix et de la sécurité ».

Il a enfin appelé les autorités publiques à aider les ex-détenus, matériellement et moralement, pour une insertion complète dans la société et prôné un pardon pour les autres prisonniers qui accepteraient de renoncer à la violence et à l’extrémisme.

Quant à l’Imam de la Grande mosquée de Nouakchott, Ahmedou Ould Lemrabott, il a une nouvelle fois réitéré son appel pour que Mohamed Ould Abdel Aziz soit consacré « président de l’action islamique ». Il a indiqué que la guerre contre le terrorisme « a créé une sorte d’amalgame » et que, pour cela, ils n’ont cessé, depuis l’arrivée du président Aziz, « à demander un tel geste de clémence et que ce qui est arrivé serve de leçon pour tous en vue de rechercher le bien et de se dresser contre le mal. » Ould Lemrabott a invité les bénéficiaires de la grâce présidentielle « à servir d’exemples pour les autres en suivant la voie juste et en travaillant avec les ulémas pour que la page du passé soit tournée. »















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