Commune de Niabina : Pénurie d’eau à M’Botto et l’inquiétude gagne du terrain


saharamedia
Dimanche 2 Mai 2010



Commune de Niabina : Pénurie d’eau à M’Botto et l’inquiétude  gagne du terrain

Les populations de la localité de M’Botto (située à 12 km du département de M’bagne et à 7 km de la nationale 2) vivent, depuis deux semaines un véritable calvaire avec l’assèchement des quatre puits traditionnels qui approvisionnaient le village en eau potable. Le mauvais sort semble s’acharner sur ce village où l’inquiétude gagne du terrain. Le calvaire commence à chaque mois de mars où les puits tarissent. Mais la situation notée cette année semble être particulière. En effet, depuis le jeudi dernier (29 avril), les populations ne savent plus à quel saint se vouer. « Tout est à l’arrêt. Le village, peuplé de 35 000 âmes, est en proie à une soif, la pire de son histoire », renseigne Mangane Amadou Aliou, le chef de village contacté par Sahara Média. Rechignées, les femmes du village continuent néanmoins d’investir d’assaut les quatre puits du village tout en espérant que la nature sera clémente et que le miracle pourra enfin se produire. La situation sanitaire pourrait se dégrader. Les villageois pourraient, en guise de compensation, se ravitailler avec l’eau du fleuve, souvent de mauvaise qualité. Dés lors, les craintes sont grandes de voir survenir des épidémies saisonnières (choléra).

 

Les femmes les plus téméraires parcourent des dizaines de kilomètres allant jusqu’à Niabina, située à sept kilomètres de marche, pour chercher une denrée précieuse, devenue rare à M’Botto. Les différentes sollicitations des cadres du village de M’Botto auprès du ministère de l’hydraulique et d’autres organismes sont restées vaines. Face à cette situation, les ressortissants de M’Botto à Nouakchott, dans le reste du pays et à l’étranger s’organisent pour parer au plus pressé. Après avoir constaté la démission de l’Etat et de ses différents démembrements, ils ont décidé, au cours d’une réunion tenue au cours du week end dernier, de prendre en charge par le biais de cotisations de ses membres, les charges inhérentes à la réalisation d’un forage équipé d’une borne fontaine. Le coût de cette réalisation est estimé à 22 millions d’Ouguiyas, selon l’étude commanditée par les cadres du village et réalisée par un bureau d’étude spécialisé, lors d’une mission de prospection.















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