Controverse autour de la distribution d’un communiqué syndical au parlement


Nouakchott - Saharamédias
Mercredi 10 Mai 2017



Controverse autour de la distribution d’un communiqué syndical au parlement
La confédération générale des travailleurs de Mauritanie a distribué hier mardi un communiqué dans lequel elle révèle que le président de l’assemblée nationale Mohamed O. Boilil avait relevé de ses fonctions un employé du parlement, pour avoir distribué un communiqué syndical demandant le paiement de certains droits à des travailleurs de l’institution.

La CGTM ajoute que sa section syndicale avait publié concomitamment avec l’ouverture de l’actuelle session parlementaire un communiqué dans lequel elle déplore les tentatives du bureau de l’assemblée nationale de renier les engagements pris antérieurement à propos du respect et l’application des textes organisant les relations entre l’institution législative et ses employés.

Selon la centrale syndicale, l’employé aurait reçu une demande d’explication du président de l’assemblée nationale avant d’être empêché d’accéder à l’institution.

Cette mesure en soit, ajoute la centrale, est une entorse grave à la constitution qui garantit la liberté d’expression et le droit syndical.

Elle a précisé par ailleurs que le président de l’assemblée nationale a dépassé toutes les limites de la courtoisie en s’adressant à son responsable syndical, auquel fut notifié, par la suite, son limogeage de ses responsabilités de chef de la section syndicale qu’il avait occupé plusieurs années durant.

Tout en condamnant les comportements du président de l’assemblée nationale et les propos jugés « indécents et indignes du président d’une telle institution », la CGTM réaffirme son « soutien aux travailleurs de l’assemblée nationale dans leur combat pour obtenir leurs droits professionnels ».

Elle se réserve dit-elle le droit d’ester en justice contre tout celui qui viole les droits des travailleurs ou qui les empêche d’exercer leurs droits pour obtenir l’amélioration de leurs conditions de vie.

En ce qui la concerne, la présidence de l’assemblée nationale n’a fait aucune déclaration en ce sens, et il n’a pas été possible de la contacter pour recueillir sa version des faits.
 
 














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