Cote d’Ivoire : la frontière avec le Burkina fermée après une rébellion militaire


Saharamédias - Agences
Samedi 7 Janvier 2017



Cote d’Ivoire : la frontière avec le Burkina fermée après une rébellion militaire
Un mouvement de soldats ivoiriens a entraîné vendredi la fermeture de la frontière avec le Burkina Faso.

Ce mouvement a pris naissance dans la ville de Bouaké avant de se propager à d’autres villes du pays, selon l’agence de presse ivoirienne, citant des sources sécuritaires.

Selon les mêmes sources, des hommes portant des uniformes de l’armée ont dressé des barrages à la frontière avec le Burkina Faso pour empêcher l’entrée et la sortie des véhicules, mettant fin au service des forces chargées du contrôle de la voie.

La frontière avec le Mali reste pour le moment ouverte, mais des militaires ont bouclé la route menant à la ville d’Oudéni demandant des salaires plus élevés.

Jeudi soir des tirs avaient été entendus dans la ville de Bouaké après que des militaires aient pris des armes, et le mouvement de rébellion s’est ensuite élargi aux villes de Daloua et Douakro dans le centre du pays et Korogo au nord.

Le gouvernement ivoirien a demandé aux militaires de rester calme jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Selon le ministre ivoirien de la défense, ce sont des soldats qui réclament une augmentation de salaires, le paiement d’indemnités et des promotions qui sont à l’origine de l’occupation de la ville de Bouaké vendredi.

Dans un communiqué diffusé par la télévision ivoirienne, le ministre a demandé aux militaires d’observer le calme et de regagner leurs casernes en attendant qu’une solution définitive soit trouvée à toutes les composantes de l’armée ivoirienne.

Le communiqué ajoute que toutes les mesures ont été prises sur le territoire national pour la défense des personnes et des biens, appelant par la même occasion les populations à rester calme.

Selon une source proche du ministère de la défense, une commission de crise a été constituée.

Déjà en novembre 2014, des militaires s’étaient révoltés à Bouaké, puis à Abidjan, avant que le mouvement ne s’élargisse à d’autres villes du pays.
 
 
 














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