Coupe du monde : Au nom de l’alternance


saharamedia
Jeudi 10 Juin 2010



Coupe du monde : Au nom de l’alternance

La République Sud Africaine, terre de feu, de sang et souffrance, ou la théorie de la séparation des races aboutit à un régime monstrueux d’apartheid,  qui a régné pendant plusieurs dizaines d’années, accueille à partir du vendredi 11 juin la 19é édition de la Coupe du Monde. Une première en Afrique, au nom du principe de « l’alternance » entre tous les continents pour donner à la grande fête quadriennale toute sa dimension universelle.

Choix heureux de la FIFA,  que celui du pays de Nelson Mandela, incontestable  leader nationaliste, célèbre détenu, président de la République pour un seul mandat,   passé dans la postérité  et à juste titre, comme l’africain du  20é siècle.

 

Ainsi, l’édition de la Coupe Monde qui débute vendredi est un événement inédit, qui fait la fierté de tout un continent bien au-delà des frontières du pays des « Bafana Bafanas » nom donné au onze national sud africain.

32 équipes issues de tous les continents vont se disputer les faveurs d’une belle dame pendant un mois. Toutes grosses pointures du football mondial sont là. Les favoris historiques habitués aux lauriers bien sûr. Le Brésil, 5 fois champion du Monde. Une équipe qui s’est imposée à 4 reprises sur 8 éditions organisées hors du vieux continent européen.

Au rang des prétendants figurent aussi  l’Espagne. Champion d’Europe en titre,  le Royaume présente une équipe soudée, au collectif bien huilé, presque déroutant. Même si sa réputation au plan de « la culture de la gagne » dans le grand rendez vous mondial  qui  reste encore à établir, incite à la prudence.

Il y a également les redoutables compétiteurs que sont les italiens, champions du monde en titre, qui ont déjà soulevé 4 fois le trophée tant convoité.

En plus de ces équipes partant avec la faveur des suffrages, les  analystes du football mondial relèvent la présence de l’Allemagne, 3 titres, qui a l’habitude de retrouver la flamme de la victoire pendant les grandes occasions. Illustration avec le nombre impressionnant de finales et demi-finales disputées par cette équipe tout au long de la Coupe du Monde.

Attention aussi à l’Argentine de Diego Maradona (2 fois vainqueurs) malgré des éliminatoires calamiteux et une qualification tirée par les cheveux.

Les chances africaines

Suivant  l’ordre alphabétique, l’Afrique est représentée à ce grand rendez par : l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria.

L’hôte de la grande fête est logé dans le Groupe « A » avec la France, l’Uruguay et le Mexique, son premier adversaire en match d’ouverture.

Un groupe difficile, même si l’équipe sud africaine a fait montre de réelles qualités pendant la Coupe des Confédérations en juin 2009.

Vendredi sur le coup de 14 heures TU (16 heures locales)  la nation arc en ciel, et même toute l’Afrique retiendra son souffle.

Revenue dans la grande arène du football mondial après 24 ans de disette, l’Algérie est logée dans le Groupe C  en même temps que l’Angleterre, les USA et la Slovénie. Une équipe à la recherche d’un passé glorieux, face à la grosse pointure anglaise et à un football américain aux progrès constants depuis 1994. Les Fennecs, cuvée 2010 essentiellement composés d’expatriés,  sont dotés de réelles qualités techniques. Mais ils peuvent être parfois victimes d’une certaine fragilité morale leur jouant un mauvais tour, à l’exemple du naufrage contre l’Egypte en demi finale de la dernière CAN.

Le Cameroun, 6é participation et auteur d’une performance unique dans le palmarès des équipes africaines  (avec le Sénégal) : présence en quart de final de Coupe du monde,   évoluer dans le  Groupe E. Ses adversaires sont la Hollande, qui marche fort depuis quelques temps, le Japon et le Danemark.  Puissance du football africain, le Cameroun a cependant montré un visage peu rassurant à l’occasion de la dernière CAN. Aux lions de retrouver les vertus guerrières dès l’entame contre les asiatiques pour rassurer leurs nombreux fans à travers le continent. Cas de figure tout à fait possible  avec un Samuel Etoo au sommet de son art.

Les éléphants de Côte d’Ivoire sont tombés dans le Groupe G, celui de la « mort ». Ils le partagent avec le Brésil, le Portugal et la très énigmatique Corée du Nord.  Equipe au potentiel impressionnant,  mais avec un collectif encore approximatif (c’est un euphémisme) devra débuter sans la grande star, Didier Drogba (blessé). La qualification devrait se jouer lors de la rencontre initiale contre les coéquipiers de Chistinano Ronaldo, le Portugal.

Le Ghana, est casé dans le Groupe D en même que l’ogre allemand, la Serbie  et l’Australie.

Un challenge tout à fait jouable, pour une équipe des blacks Stars, orpheline de son homme à tout faire, Mikaël, victime de blessures récurrentes tout au long de la saison. Les jeunes pousses qui ont joué la dernière finale de la CAN en faisant montre d’une bonne assise collective, ont encore une belle carte à jouer.

Logés dans le Groupe B, les Supers Aigles du Nigeria ont pour adversaires l’Argentine, la Corée du Sud et la Grèce. Equipe peu inspirée au cours des dernières années, malgré un gros potentiel, le Nigeria est toujours à la recherche de son lustre d’antan.

Que la fête soit belle.

Amadou Seck, pour Sahara Médias.

 















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