Crash de l’avion d’Air Algérie : difficultés à récupérer les corps sur le lieu du drame


Saharamedias+Agences
Samedi 26 Juillet 2014


118 personnes, dont 54 Français et 23 Burkinabè, ont trouvé la mort dans le crash de l'avion AH5017, jeudi au nord du Mali. Les débris de l'appareil ont été retrouvés éparpillés sur une distance de 500 mètres.


Crash de l’avion d’Air Algérie : difficultés à récupérer les corps sur le lieu du drame
En raison de la désintégration de l'appareil, le travail des enquêteurs s'annonce très délicat sur le lieu du crash de l'avion d'Air Algérie, qui a fait 118 victimes au nord du Mali jeudi. Les enquêteurs, notamment français, sont attendus samedi sur le site de la catastrophe.
"Il est aujourd'hui difficile de pouvoir récupérer quoi que ce soit, et même pour les corps des victimes, je pense qu'il est très difficile de pouvoir les récupérer parce que nous avons vu seulement des morceaux de chair humaine qui jonchaient le sol", a estimé le général Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier à la présidence burkinabè.
Il faisait partie de la délégation du président burkinabè Blaise Compaoré qui s'est rendue vendredi après-midi dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où l'avion AH5017 s'est écrasé jeudi. Il s'agissait d'un vol Ouagadougou - Alger.
"Les débris étaient éparpillés sur une distance de 500 mètres mais nous avons constaté que cela est dû au fait que l'avion s'est écrasé d'abord (au) sol et a certainement dû rebondir pour aller plus loin", a-t-il ajouté.
Vingt gendarmes et policiers français, de même qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français, sont attendus sur place dans la journée de samedi. Ils devront notamment s'atteler à l'identification des victimes.
Les restes de l'appareil, un McDonnell Douglas MD83, avaient été repérés jeudi soir par un hélicoptère de l'armée burkinabè dans la zone de Gossi, proche de la frontière avec le Burkina Faso. Des images tournées sur le site par des soldats burkinabè et français montrent des débris métalliques difficilement identifiables, éparpillés sur des dizaines de mètres, avec des flaques d'eau par endroits.
A Bamako, une source officielle avait indiqué que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s'était aussi rendu sur le site de l'accident. Mais tard vendredi soir, la télévision publique ORTM a rapporté qu'il s'était en fait rendu à Gao, d'où Ibrahim Boubacar Keïta a exprimé aux pays d'origine des victimes du crash la "vive solidarité" du Mali. "Nous venons nous incliner sur les dépouilles de ces disparus", a-t-il dit.
L'accident s'est produit jeudi, 50 minutes après le décollage de Ouagadougou de l'avion affrété par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, à destination d'Alger. 118 personnes se trouvaient à bord: 112 passagers - dont 54 Français et 23 Burkinabè - et six membres d'équipage, tous espagnols.
 
"Il n'y a hélas aucun survivant", a déclaré le président français François Hollande lors d'une brève allocution télévisée.














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