D’anciens réfugiés rapatriés réclament leurs terres


saharamedia
Mardi 9 Novembre 2010



Les membres du  Bureau Régional des Rapatriés du Trarza (Sud- Ouest de la Mauritanie), anciens réfugiés  au Sénégal,  ont réclamé leurs terres   à usage d’habitation et de culture « toujours confisquées » au profit de particuliers,  lundi au cours d’une conférence de presse.

Ils ont également déploré l’échec de  plusieurs tentatives visant à obtenir une audience auprès du président Mohamed Ould Abdel Aziz, pour parler de leur « calvaire » mais celles-ci sont  restées « résultat ».

Une population de plus de 4000 ex  réfugiés,  rapatriés du Sénégal vers la  Mauritanie, répartis sur  36 sites (villages) « souffre  de cette situation »  qui en fait des individus  « sans terres pour habiter et cultiver, selon Baila Sow, président du collectif. Les localités confrontées à cette équation sont Fada, Doué Réo, Djoli…..

 

A l’origine de la  situation  la « complicité » des responsables de l’administration  territoriale : chefs d’arrondissements, Walis et Hakem, précise Sow.

« Toutes les démarches visant à nous permettre de rentrer dans nos droits sont restées infructueuses » affirment  en cœur Abas Sy et Iba Diop. « Plus grave » s’insurgent les deux hommes    « nous sommes retrouvés sous le régime de la garde à vue pendant 13 jours au

Commissariat de police de Tekane (270 kilomètres au Sud- Est de Nouakchott) et avons  été déférés devant le parquet de Rosso,  suite à une de ces  nombreuses tentatives ».

Ces populations vont continuer les démarches visant à rencontrer le président mauritanien pour solliciter une application intégrale de l’accord tripartite du 12 novembre 2007, liant les gouvernements mauritanien, sénégalais et le HCR, sur la base duquel a été organisé leur retour au pays entre le 28 janvier 2008 et le 31 décembre 2009.

Plusieurs méthodes de lutte sont envisagées  à partir du 10 décembre prochain, notamment par   l’organisation  d’une série de manifestations publiques (sit-in, meetings, marches….) pour attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation de ces populations.

Ces ex réfugiés, rappelle-t-on, avaient  été expulsées de Mauritanie en 1989, suite à des affrontements inter ethniques ayant fait plusieurs centaines de victimes de part et d’autre fleuve Sénégal.















GABONEWS APAnews