Démocratie ou Dictature ?


saharamedia
Mardi 15 Juin 2010



Sommes-nous réellement en mesure de définir aujourd’hui la nature exacte du système qui nous gouverne ? Est-il vraiment une démocratie ou simplement une dictature ?

 

Il n’est ni l’une ni l’autre ! C’est un attelage hybride difficile à qualifier ou à classer selon les critères traditionnels en la matière. On voit des gens envoyés en prison sans raisons objectives et relâchés plus tard, sur simple ordre du chef. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, on voit d’autre part des sujets, jusqu’ici dangereux tabous, évoqués publiquement sans susciter la moindre inquiétude pour celui ou ceux qui les abordent. Que veut dire tout cela ? Peut-être, rien. Mais le fait est bien là : un pouvoir qui agit dans des sens contradictoires. Et qui n’a pas peur de l’incohérence.

La manière avec laquelle, l’administration s’est comportée à l’égard des initiateurs du nouveau parti de la ‘‘Convergence démocratique’’ – une nouvelle formation politique animée surtout par d’anciens responsables de la transition 2005-2007 que l’on dit proches de l’ancien chef de l’Etat Ely Ould Mohamed Vall - reflète l’une des vilaines faces du pouvoir.  Les fondateurs du nouveau parti, qui avaient rempli toutes les conditions juridiques requises jusqu’au dépôt de leur demande d’autorisation, envisageaient de tenir, hier, lundi 14 juin 2010, une conférence de presse pour informer l’opinion sur le nouveau-né de la scène politique. Au dernier moment, la police est venue leur intimer l’ordre de se disperser et de renoncer à leur point de presse. Aucune information ne leur a été donnée. Les vives protestations des intéressés n’ont pas empêché les flics de chasser leur monde.

Quelque temps après, coup de théatre : les mêmes responsables de la police qui avaient supervisé l’opération d’interdiction de tenir la manifestation prévue étaient revenus voir les organisateurs afin de les informer qu’ils étaient désoramais autorisés à organiser leur conférence de presse.

Que s’est-il donc passé entre temps ? Qu’est ce qui a ordonné à la police de gâcher la ‘‘fête’’ du nouveau parti ? Pourquoi ce dernier dérange-t-il à ce point ? A qui profite cet incident ? Beaucoup d’intrrogations légitimes auxquelles, personne n’a encore de réponse. En attendant que les choses soient éclaircies, on ne peut que réclamer la sanction de l’autorité qui a donné ordre ou instruction pour harceler des citoyens qui n’ont que chercher à exercer ce que leur garantit la Constitution : la liberté de s’organiser, politiquement. L’opinion publique a besoin d’être rassurée sur le respect scrupuleux des libertés fondamentales des citoyens. C’est un minimum !

 















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