Des Français quittent l’est du Burkina après des "menaces d’enlèvement"


saharamedia
Samedi 21 Août 2010



Vingt-cinq français travaillant dans l’est du Burkina Faso, frontalier du Niger, se sont repliés le week-end dernier sur Ouagadougou, après des informations sur des "menaces d’enlèvements de Français", a-t-on appris jeudi de sources concordantes. "Nous avons raccompagné la semaine dernière à Ouagadougou des Français qui, selon le consul de France à Ouagadougou, étaient sous menace terroriste aggravée ici", a déclaré à l’AFP, le gouverneur de Fada N’Gourma (220 km à l’est d’Ouagadougou), Kilimité Théodore Hien, joint au téléphone. Seize étudiants et neuf élèves-infirmières travaillant dans l’humanitaire ont été "escortés par un détachement de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS)" de Fada N’Gourma, principale ville de l’est du Burkina. "On a reçu des informations faisant état de menaces d’enlèvement de Français", a-t-on indiqué à l’ambassade de France à Ouagadougou. "Par principe de précaution, on a fait état de cette situation à des jeunes compatriotes qui se trouvaient dans la région (...) ils ont accepté le repli sur Ouagadougou", souligne la même source, ajoutant que le retrait s’est déroulé "vendredi et samedi derniers". Début juillet, plusieurs Américains travaillant dans le nord du Burkina Faso s’étaient repliés sur Ouagadougou après des informations sur "d’éventuelles menaces terroristes" dans la région. Le réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) est actif dans le Sahel, vaste région désertique que se partagent notamment l’Algérie, le Niger, le Mali et la Mauritanie et lieu de trafics en tous genres. Aqmi est responsable de l’enlèvement de plusieurs Occidentaux, dont le français Michel Germaneau, que le réseau a affirmé avoir exécuté fin juillet.

AFP

 















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