Des défenseurs des droits de l’homme font endosser au Polisario et à l’Algérie la responsabilité de tout ce qui pourrait arriver à un ancien responsable du Front qui prend faits et causes pour les thèses marocaines


saharamedia
Lundi 6 Septembre 2010



Des défenseurs des droits de l’homme font endosser au Polisario et à l’Algérie la responsabilité de tout ce qui pourrait arriver à un ancien responsable du Front qui prend faits et causes pour les thèses marocaines

Des sources propres à Sahara média dans la wilaya de Tiris-Zemour ont indiqué que Moustapha Ould Selma Ould Sidi Ould Maouloud se trouve depuis dimanche soir à Zouerate sur le chemin du retour aux camps du Polisario à Tindouf et revenant des provinces sud du royaume du Maroc. Mais le problème est que le Polisario refuse le retour de cet ancien inspecteur général de sa police après avoir déclaré, ouvertement, dans une conférence de presse à Smara (sa ville natale) son soutien au plan de sortie de crise marocain proposant l’autodétermination aux habitants de l’ancien Sahara occidental.

Les sources de Sahara média indiquent que Ould Selma a accompli toutes les formalités lui permettant de quitter le territoire mauritanien mais qu’il ne dispose pas, pour l’instant, de garanties pour sa sécurité dans les camps, surtout, qu’il compte « défendre le plan marocain d’autodétermination pour mettre fin à une crise créée de toutes pièces », selon ses propos. Lors de la conférence de presse qu’il avait tenu le mois dernier, il avait déclaré que la proposition marocaine « allait mettre un terme aux souffrances des Sahraouis retenus en otages dans les camps de Tindouf ».

 

Dans ce cadre, des organisations de défense des droits de l’homme marocaines et algériennes n’hésitent pas à faire supporter à l’Algérie et au Polisario la responsabilité de tout ce qui pourrait arriver de mal à Ould Selma qui vient de déclarer sa dissidence du Front et dit revenir pour défendre les thèses marocaines au sein même des camps du Polisario.

Ces organisations accordent une importance particulière au cas de Ould Selma du fait qu’il est le premier haut responsable du Polisario qui déclare haut et fort prendre fait et cause pour l’approche marocaine de sortie de crise et qui décide de revenir aux camps pour défendre sa nouvelle position de principe, malgré l’existence d’informations qui indiquent « l’existence d’un danger réel qui pèse sur lui à Tindouf », notent ces organisations.

Dans ce cadre précis, le ministre marocain de la Communication, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel à toutes les organisations de défense des droits de l’homme « pour ne pas oublier ce cas qui les interpelle et interpelle la conscience du monde entier ». Pour le ministre Khaled Ennasry, « Ould Selma a fait preuve d’un grand courage qui lui fait honneur, en osant prendre la décision de dévoiler la réalité de la situation déplorable dans les camps de Tindouf ».

Lors de la conférence de presse qu’il avait tenue à Smara, Ould Selma avait indiqué avoir quitté la ville avec sa famille en 1979, laissant derrière lui son père Selma Ould Sidi Maouloud blessé lors d’un accrochage entre l’armée marocaine et le Polisario, et que sa femme et ses enfants se trouvent actuellement dans les camps de Tindouf. Il a également révélé être rentré au Maroc au mois de mai, dans le cadre d’une visite humanitaire lui ayant permis de rencontrer les autres éléments de sa famille et que c’est à partir de cet instant qu’il a ressenti la nécessité de mettre un terme aux souffrances de son peuple par l’acceptation de la proposition marocaine d’autodétermination.















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