Des immigrés envahissent l'enclave de Ceuta et usent des bâtons et des pierres contre les policiers


Saharamédias + AFP
Mardi 25 Février 2014


Une centaine d’immigrés venus d'Afrique subsaharienne, ont pris d’assaut les grillages de protection, lundi matin, pour pénétrer dans l'enclave espagnole de Melilla au Maroc.


La barrière séparant le Maroc de l'enclave de Ceuta (photo: Getty images)
La barrière séparant le Maroc de l'enclave de Ceuta (photo: Getty images)
Ce nouvel assaut contre la frontière s'est déroulé alors que la ville est soumise depuis quelques semaines à un regain de pression migratoire. Selon une porte-parole de la préfecture, l'assaut, mené en deux points différents de la frontière, a été «très violent», les clandestins utilisant «des bâtons et lançant des pierres contre les forces marocaines et espagnoles». Une centaine d'entre eux, sur un total de 500, ont réussi à franchir la barrière grillagée. Le dernier assaut en date, à Melilla, s'était produit à l'aube du 17 février, lorsque 150 immigrants subsahariens avaient franchi la frontière, haute de sept mètres, qui sépare le Maroc de la ville. Melilla, avec l'autre enclave de Ceuta, dans le nord du Maroc, constitue la seule frontière terrestre entre l'Afrique et l'Europe, plaçant l'Espagne parmi les pays en première ligne de la lutte contre l'immigration clandestine.
La police est dénoncée fréquemment pour tirer des balles en caoutchouc sur les immigrants. La police est dénoncée fréquemment pour tirer des balles en caoutchouc sur les immigrants.
Dans l'autre enclave espagnole au Maroc, à Ceuta, une tentative d'entrée en force menée par plusieurs centaines de migrants avait tourné à la tragédie le 6 février, lorsqu'au moins 14 d'entre eux étaient morts noyés en tentant de gagner le territoire espagnol par le littoral. Ce drame a déclenché une polémique sur l'attitude des forces de l'ordre espagnoles, accusées d'avoir tiré des balles en caoutchouc pour repousser les clandestins. À Melilla, les nombreuses arrivées des dernières semaines ont une nouvelle fois fait gonfler la population du centre d'accueil pour immigrés du gouvernement, qui hébergeait ces derniers jours plus de mille personnes pour 480 places et où des tentes de l'armée ont dû être installées.
 














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