Des opérations terroristes font 120 morts dans divers pays africains


Saharamedias+Agences
Dimanche 6 Juillet 2014


Plus de 120 personnes sont mortes et des dizaines de personnes ont été blessées dans des opérations menées en Ouganda, au Kenya et au Nigeria.


Des opérations terroristes font 120 morts dans divers pays africains
En Ouganda, le porte-parole de l’armée Paddy Ankunda, a annoncé ce dimanche, que l’armée a tué 41 hommes armés dans des accrochages avec combattants de tribus près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé dimanche 6 juillet un porte-parole de l'armée.
On ignorait dans l'immédiat ce qui a provoqué ces violences, mais la région a été récemment le théâtre d'affrontements entre chrétiens et musulmans. C'est également une zone où un groupe rebelle islamiste ougandais, les Forces démocratiques alliées (ADF), est actif.
« Il y a eu une attaque menée par des hommes armés contre notre caserne à Bundibugyo [ouest] et nous les avons repoussés, tuant au moins quarante et un des attaquants. L'opération est en cours », a dit à l'AFP le porte-parole, Paddy Ankunda.
Trois soldats et trois membres d'une même famille ont également été tués dans cette attaque, survenue samedi, au cours de laquelle les assaillants ont volé à l'armée 12 fusils et des lance-grenades, a-t-il précisé.
Le porte-parole de la police ougandaise, Fred Enanga, a déclaré de son côté qu'un officier a été tué dans le district de Kasese (ouest) dans la journée de samedi lorsque des hommes armés ont attaqué un poste-contrôle de la police.
Au Kenya, l’attentat qui a fait 49 morts près de l’archipel touristique de Lamu (sud-est), sur la côte, a été revendiqué par les islamistes somaliens shebab qui ont appelé les touristes à éviter le pays, décrété «zone de guerre».
Menée dimanche en pleine nuit par un commando d’une cinquantaine d’hommes qui, selon des témoins, ciblaient les chrétiens, cette opération dans la localité de Mpeketoni est la plus meurtrière et la plus spectaculaire depuis l’assaut par un commando shebab du centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013, qui avait fait au moins 67 morts. Les shebab, liés à Al-Qaeda, ont affirmé que l’attentat était une réponse à «la répression brutale du gouvernement kényan contre les musulmans au Kenya» et «le massacre de musulmans innocents en Somalie».
Le Kenya, qui combat les shebab en Somalie au sein de la force africaine Amisom, «est désormais officiellement une zone de guerre», ont juré les islamistes somaliens, appelant étrangers et touristes à ne pas se rendre dans le pays, sous peine d'«amères conséquences». Les Etats-Unis ont «condamné avec la plus grande force» cet attentat «abominable». D’après les informations disponibles, aucun Américain n’a été tué ou blessé, a précisé la porte-parole du département d’Etat Jennifer Psaki.
Au Nigeria, au moins quinze personnes ont été tuées mardi dernier dans l'explosion d'un camion piégé sur un des principaux marchés de Maiduguri, fief historique du groupe islamiste Boko Haram. Un attentat non revendiqué qui survient une nouvelle fois dans l'Etat de Borno dans le nord-est du pays, régulièrement meurtri par les attaques terroristes.
Dans un très court communiqué, l'armée nigériane a indiqué que les explosifs étaient dissimulés dans un camion transportant du charbon de bois. Après l'explosion particulièrement violente, un incendie s'est déclaré. Lorsque les pompiers sont arrivés, ils ont été très chahutés par la foule leur reprochant d’intervenir trop tard.
 














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