Détérioration des conditions de vie des réfugiés touaregs dans la ville de Fassala


saharamedia
Mercredi 1 Février 2012



Les combats entre l’armée malienne et les combattants touaregs tout près de la frontière sud-est de la Mauritanie, continuent à provoquer plus de victimes et de déplacés, dont les derniers en date sont l’arrivée de la ville d’Adress de 23 familles, mercredi, dans la localité de Fassala.

Ces réfugiés déclarent avoir fuis vers le territoire mauritanien après le retrait des unités de la garde et de la gendarmerie maliennes de la ville de Lira, quelques heures seulement après la fin des bombardements, et « sans avoir reçu l’aide des autorités maliennes », selon leurs propos.

Cette situation « désespérante », comme l’affirme le ressortissant malien, Boubacar Ould Sidi, a poussé les populations à fuir cette localité devenue une ville fantôme après avoir été le théâtre d’accrochages entre l’armée malienne et les combattants touaregs.

Boubacar a indiqué, dans un entretien avec Sahara média, avoir fui avec sa famille et ses frères, sans pouvoir amené autre chose que le fait d’avoir sauvé leurs vies, ajoutant qu’ils ont couru des dangers certains en parcourant les quelque 70 kilomètres qui séparent la ville malienne de « Lira » de celle de Fassala, du côté de la frontière mauritanienne, et ce « à cause des accrochages continus entre les deux parties ».

Face à une telle situation, les autorités mauritaniennes déclarent rencontrer des difficultés énormes pour contenir le nombre de réfugiés touaregs qui traversent la frontière, malgré la constitution par le hakem de Fassala d’une commission chargée du recensement de ces personnes fuyant la guerre, de leur orientation et de leur apporter les premières aides.

Des sources particulières ont affirmé à Sahara média qu’une mission du HCR (haut commissariat aux réfugiés) a procédé à une première évaluation de la situation mais que cela n’a pas encore été suivi d’effets sur le terrain. En attendant, révèle la source, près de 15% des réfugiés touaregs, notamment de ceux qui ont des moyens, ont loué des maisons à Fassala, en attendant que la situation s’apaise de l’autre côté de la frontière.

 















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