Ebola fait plus de 600 morts et a tendance à échapper au contrôle


Saharamedias/Nouakchott
Jeudi 17 Juillet 2014


Le bilan de l'épidémie de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola continue de s'aggraver avec 603 morts, dont 68 nouveaux décès entre les 8 et 12 juillet, dans trois pays d'Afrique de l'Ouest, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé.


Ebola fait plus de 600 morts et a tendance à échapper au contrôle
Dans son précédent bilan, la semaine dernière, l'OMS avait annoncé 25 nouveaux décès entre les 2 et 6 juillet.
Rien qu'en Sierra Leone, il y a eu entre les 8 et 12 juillet 52 morts, contre 13 au Liberia et 3 en Guinée, selon l'OMS, qui ajoute qu'il y a eu 85 nouveaux cas de contamination, dont 68 mortels durant cette période.
L'OMS a aussi indiqué mardi 15 juillet qu'elle essayait d'avoir "le soutien de personnes influentes et respectées" au sein des communautés des pays concernés, pour mieux expliquer aux populations les mesures de protection contre le virus.
"On a toujours un niveau élevé de transmission du virus au sein des communautés", a déclaré le porte-parole de l'OMS, Daniel Epstein, au cours d'un briefing de l'ONU.
L'épidémie, la plus grave jamais attribuée au virus Ebola, a été au centre d'un sommet sanitaire il y a deux semaines à Accra, au Ghana.
Le sous-directeur général chargé de la Sécurité sanitaire à l'OMS, Keiji Fukuda, avait déclaré à cette occasion que l'épidémie allait vraisemblablement durer encore "plusieurs mois".
"J'espère vraiment que nous verrons un renversement de la tendance et une baisse du nombre de cas d'ici quelques semaines", avait-il ajouté.
Le virus Ebola, qui provoque des fièvres hémorragiques, tire son nom d'une rivière du nord de l'actuelle République démocratique du Congo (ex-Zaïre), où il a été repéré pour la première fois en 1976. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme.
Ce virus de la famille des filovirus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés.
Il n'y a pas de vaccin homologué contre la fièvre Ebola, qui se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées.
 














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