Ebola: le Mali tente de contenir l'épidémie et refuse la fermeture de ses frontières


Saharamedias/Agences
Dimanche 26 Octobre 2014


Le Mali tentait samedi de juguler toute propagation du virus Ebola à partir de la première malade dans le pays, le huitième atteint par l'épidémie, qui a franchi le cap des 10.000 cas dans le monde.


Ebola: le Mali tente de contenir l'épidémie et refuse la fermeture de ses frontières
Cependant, avec la décision de la Mauritanie de fermer sa frontière est et ouest avec le Mali, Bamako a jugé que ce n’est pas vraiment une nécessité puisque la cinquantaine de personnes qui ont été en contact avec la fillette de deux ans décédée de cette maladie, ont été repérées et mises sous quarantaines, en attendant de s’assurer qu’aucune d’elles n’a été contaminée.
"Le cas a été très vite circonscrit et nous espérons qu'in fine nous sortirons de cette affaire indemnes", a indiqué le président Ibrahim Boubacar Keïta dans une interview.
M. Keïta a incriminé une "imprudence" de la grand-mère qui a emmené l'enfant dans un pays en proie au virus, affirmant que "toutes les mesures" avaient été prises pour prémunir le Mali, citant les "contrôles thermiques" dans les aéroports, mais sans se prononcer sur les accès terrestres, comme celui emprunté par la fillette.
"Nous avons une frontière commune que nous n'avons pas fermée, que nous ne fermerons pas non plus", a-t-il ajouté.
En revanche, la Mauritanie a annoncé un renforcement des contrôles à sa frontière avec le Mali après l'annonce de ce premier cas à Kayes, véritable poumon des échanges commerciaux entre les deux pays, qui s'est traduit par une fermeture de facto de la frontière, selon des sources locales.
Aux Etats-Unis, les Etats de New York et du New Jersey ont ordonné vendredi une quarantaine obligatoire pour les voyageurs ayant eu des contacts avec des malades d'Ebola en Afrique, après un premier cas à New York chez un médecin de retour d'une mission en Guinée.
Le président Barack Obama a exhorté samedi les Américains à se fonder "sur des faits, pas sur la peur". Symboliquement, il a reçu à la Maison blanche et serré dans ses bras l'une des deux infirmières américaines déclarées guéries.
Bien que les seuls malades contaminés hors du continent - deux aides soignantes aux Etats-Unis et une en Espagne - aient été déclarés guéris, l'épidémie progressait toujours en Afrique de l'Ouest, avec au total au moins 10.141 cas enregistrés pour 4.922 morts, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) arrêté au 23 octobre.
 
 
 
 














GABONEWS APAnews