El Wiam le centième parti de la République


saharamedia
Samedi 10 Juillet 2010



El Wiam le centième parti de la République

La Mauritanie est paradoxalement, en raison de sa faible population, un peu moins de  trois millions d’habitants, ce qui ne représente qu’un petit quartier départemental  d’une ville moyennement peuplée, l’un des pays les plus politisé au monde .Mais est ce un atout ou un inconvénient si l’on sait qu’il y a actuellement environ une centaine de partis  grands et petits, qui se partagent cette contrée qui essaye  de se mettre au pas des pays en développement. Et jugez vous en même l’énormité du paradoxe, si les USA, la France  et l’Allemagne, à titre d’exemple, n’en ont que deux ou trois puissants qui se disputent l’arène politique ! Chez nous l’ambition n’a pas de limite et chacun a crée ou criera son propre parti  comme si la chefferie, le poste ou les affaires ne suffisaient pas .D’accord la démocratie n’est pas limitative par essence chez nous .Mais il y quand même des limites. Cette perte du sens de la mesure est tout à fait nouvelle chez nous ,car c’est grâce à ce sens de la mesure que nous avons pu édifier une nation dans cette vaste région en respectant tacitement  des règles édictées par la morale et l’objectivité. Avec la démocratie nouvelle, nous donnons au monde l’impression d’être frénétique et les analystes politiques se cachent pour sourire : cent partis pour moins de trois millions d’habitants, pendant que nous jugeons ce score à enregistrer au livre des Guinness du genre démocratie. Soit virtuellement un président pour dix mille personnes si l’on marginalise les mineurs, à quelque chose prés.

La moralité dans tout cela est que le concept de parti au sens politique du terme nous échappe et que nous devons le différencier de la coopérative et du club amical. Il  revient aux décideurs de légiférer sur la question pour que le combat politique en Mauritanie n’éternise la miniature et n’aboutisse à l’atomisation pure et simple des énergies et des moyens. A ce niveau nous nous demandons s’il est raisonnable de diriger un parti politique sans adhérents. Nous pouvons attester qu’il existe des partis moins importants qu’une coopérative de campagne, numériquement parlants

Mais revenons à nos moutons .Où nous a conduit ce gaspillage idéologique, si jamais nous pouvons parler d’idéologie dans ce cas ? Pensons nous que notre démocratie s’en porte mieux avec des suffrages teintés d’originalités archaïques et hors du temps .Au fond qu’est ce qui distingue au moins quatre vint dix neuf pour cent d’entre eux ? Pas grand-chose en tout cas pas de quoi légitimer réellement la création de  la nième copie.

En réalité le combat politique est biaisé chez nous et constitue un frein réel au développent La démocratie est travestie par beaucoup de politiciens qui sont des spécialistes du mélange des genres et qui en font un métier au sens propre du terme. Pas la voie de la libéralisation des énergies et le progrès .Cela rappelle cet ami bonhomme qui s’endette pour un mouton le jour où il est incapable d’acheter une livre de viande fraîche.

La morale est que nous avons gaspillé beaucoup d’énergies et de temps pour rien. Les partis politiques s’engagent éternellement dans un combat où le peuple ne gagne pas puisque ce combat n’est pas le sien .Majorité, gauche et centre si, nous devons parler d’alignement politique moderne, ne sont que des composantes du peuple dont les rapports ne doivent jamais être en opposition avec les intérêts de celui-ci. Pour cette raison l’opportunisme, les fourvoiements doivent être exclus du jeu de la puissance et du pouvoir.

Au lieu de cela, les composantes politiques doivent se respecter et respecter le jeu politique dicté par les principes d’égalité de fraternité et de justice qui constituent l’essence de notre devise nationale.

Source information Journal Chemsiyatt

Boumouzouna

 















GABONEWS APAnews