En faveur d’une Grande Muraille Verte a Nouakchott en Mauritanie


saharamedia
Lundi 30 Août 2010



En faveur d’une Grande Muraille Verte a Nouakchott en Mauritanie

Le reboisement de la ville de Nouakchott par la création d’une muraille verte est un événement de grande importance La ferveur du lancement de l’opération est symbolisée par la participation effective du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz,  arrivé très tôt le samedi 21 août 2010, quand les habitants de la capitale affluaient de toutes les Moughataa, de tout genre et de tout age, pour participer à cette opération capitale. Le Président a inauguré cette opération gigantesque par la plantation d’un arbre, suivi en cela par des milliers de citoyens, des membres du gouvernement, des parlementaires, des responsables d’ONG nationales et différentes couches populaires  .tous décidés à rompre avec la léthargie du passé et convaincus que la tache est à la fois noble et crucial

Planter un million d’arbres sur 2000 hectares en quatre ans , sous forme de ceinture pour protéger la capitale de l’avancée inexorable du désert et de l’avancée marine autour de la ville de Nouakchott est un objectif et une gageure inscrite aux objectifs des OMD à l’horizon 2015 et auquel notre pays est particulièrement sensible vu sa position géographique à la lisière du désert ,au cœur de la zone sahélienne meurtrie et aux confluents des incursions marines potentielles en raison de la position du pays,au sud  en cuvette basse et largement exposé aux incursions marines futures.

Cette régénération, disent les scientifiques et les experts, permettra également  de  contribuer à limiter  le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques sur les écosystèmes et la pérennité de la vie tout court à long terme

Outre le Ministère des pêches et de l'économie maritime et  la fédération nationale des pêches.

le Ministère de la communication et des relations avec le parlement, les organisations non gouvernementales,les syndicats ainsi que certaines franges du secteur privé.,les ONG nationales ont été sollicitées pour la première fois afin de déployer leurs capacités et s’impliquer à un projet auquel elle sont plus que quiconque préparées en raison de leur expériences multiples et parfois sans moyens .Or ce programme,le PSPVN qui disponibilise quatre milliards d’um étalés sur 4 années, va créer plus de 9.000 emplois selon son coordinateur.

Mais en tant qu’ONG nationales impliquées au développent et à lutte contre la désertification croissante restons très sensibles à ce genre de projets grandioses et ce à deux niveaux

:

D’abord l’implication effective des ONG de développement en dehors de pétitions dogmatiques qui cachent une véritable marginalisation dans le futur si les ONG n’ont pas de réelles responsabilités et de parts équitables des logistiques, des moyens financiers et des attributions administratives au cœur du projet.

Deuxièmement la pérennité du projet lui-même .vu les tergiversations autour de la problématique elle-même et sa prise en compte.

Il importe à ce niveau de faire un bref rappel historique. La Mauritanie a abrité les années 1974 le premier colloque sur le phénomène de la désertification, ses conséquences, les leçons à en tirer et les dispositifs à prendre.

A l’époque la communauté scientifique mondiale avait sonné l’alarme. Dans cette zone saharo sahélienne le risque est imminent de voir le désert avancer inexorablement en raison de la péjoration climatique croissante .Le fleuve risque de tarir d’ici à quelques décennies la flore va s’amoindrir pour disparaître, la faune va suivre. Alors couper moins d’arbres, reboisez protégez les espèces .Rien à faire On a jamais consommé plus d’outardes et de gazelles que ces année là ! Les arbres ? Nous les avions brûlés depuis par  milliards de tonnes et nous les avions abattus sous forme de fourrages de luxe. Et les recommandations : consommez plus de gaz butane en créant notamment des caisses de péréquations. C’est le paradis des commerçants …Qullu tajiroune…, gérez le charbon de bois ? des leçons de sciences naturelles et civiques enseignées en deuxième année primaire

Pourtant le symposium suivi par des dizaines d’autres et auxquels nous avions participé avait groupé des sommités en le domaine, des hommes et des institution de référence .Depuis, très peu de choses et vous le constatez aisément ont été sérieusement faites .Et qu’est devenue la première ceinture verte ? Le paradis des terrains valeureux de la  nouvelle ceinture qui est tout sauf verte

Il faudra donc éviter que des projets aussi coûteux et aussi vitaux soient à la merci de gestionnaires du même gabarit et que celui-ci ne subisse le sort des précédents.

Ce genre de projets nécessite la collaboration des universitaires des chercheurs des institutions du terrain et des hommes de bonne volonté et il est étonnant de voir l’absence en ce domaine de mécènes.

Faisons au moins comme l’industrie du tabac qui nous tue par millions et qui nous soigne par milliers .Nous voulons dire que ceux qui tirent des milliards du charbon de nos forets doivent indemniser la nature par des lots de reboisement et financement au public et aux ONG nationales impliquées à la réhabilitation du milieu.

D’ailleurs nous pensons qu’il est capital d’associer les populations à ce genre de projets, qui, à notre avis doit être étendu à toutes les régions du pays en respectant leurs spécificités naturellement

.

D’autre part pour assurer la durabilité de tel projet il faudra que les populations locales soient étroitement associées, impliquées et qu’elles se l’approprient  notamment par l’adjonction cohérente d’activités génératrices de revenus comme le maraîchage, la petite agriculture l’écotourisme et bien de choses à recréer pour assurer l’adhésion totale au projet.

Enfin cette adhésion pour être solide et pertinente doit passer par les ONG impliquées au développement durable qui peuvent suivre les synergies jeunesse et populations locales, les encadrer et faire exécuter durablement des activités davantage proche du volontariat que des taches rémunérées totalement

En ce moment l’implication et l’appropriation ouvrent les horizons sur le futur, le développement durable, autrement sur la vie.

Source Journal Chemsiyatt                                                                            Boumouzouna

 















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