Entretien avec le colonel Mouammar Kadhafi, guide de la révolution libyenne


saharamedia
Mardi 20 Juillet 2010



Entretien avec le colonel Mouammar Kadhafi, guide de la révolution libyenne à quelques jours de l'ouverture à Kampala, en Ouganda, du sommet de l'Union africaine (UA), dont il a déjà assuré la présidence, le colonel Mouammar Kadhafi répond aux questions de Boniface Vignon (RFI) et Taoufik Mjaied (FRANCE 24).

Le Darfour

Mouammar Kadhafi est revenu sur la présence en Libye de Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus important des groupes rebelles du Darfour. "Il est normal que sa présence en Libye préoccupe le Soudan et le Tchad. Nous lui avons cependant interdit de faire des déclarations à moins que cela soit dans l’intérêt de la paix ou pour déposer les armes", a déclaré le colonel Kadhafi.

Ce dernier s’est dit prêt à accueillir en Libye, si nécessaire, Omar El-Béchir, le président soudanais sous le coup d’un mandat d’arrêt international. "Nous ne reconnaissons pas la Cour pénale internationale, qui est un instrument au service du colonialisme et du terrorisme international", a-t-il déclaré. Selon lui, "il faudrait juger un certain nombre de dirigeants occidentaux et israéliens avant de juger El-Béchir".

Le Sahara occidental

Le dirigeant libyen a de nouveau réclamé l'organisation d'un référendum sur le futur statut du Sahara occidental, cette région dans laquelle est déployée une mission de maintien de la paix des Nations unies (Minurso) depuis 1991. "Il n’y pas d’autre solution que le référendum, ceux qui s’y opposent en paieront le prix", précisant au passage que le défunt roi Hassan II du Maroc était d’accord avec cette position.

Al-Qaïda au Maghreb

Enfin, le guide de la révolution libyenne a nié l’existence de l’organisation Al-Qaïda au Maghreb. "Il n’y a pas d’organisation de ce type. C’est une rumeur, de la propagande […] En réalité, il s’agit de petits groupes criminels comme les Brigades rouges en Italie. Ils ont commis des attentats, des kidnappings et des assassinats, cela n’a rien à voir avec l’islam", a-t-il précisé. Selon lui, Ben Laden n’est pas responsable des actes du groupuscule terroriste. "Ben Laden, dont cette organisation se revendique, peut se comporter comme un homme raisonnable, comme un cheikh, comme un théologien, il a notamment proposé la trêve à l’Europe. Je ne pense pas qu’il accepte ces groupes de la mort", a-t-il conclu.

 















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