Environnement et développement durable ou la journée de l’arbre à palabres


saharamedia
Vendredi 6 Août 2010



Environnement et développement durable ou la journée de l’arbre à palabres

Le thème  de prédilection du ministère mauritanien chargé de l’environnement et du développement durable pour, fêter les journées  de l’arbre dans notre pays cette année est impressionnant : Planter un arbre, c’est lutter contre la pauvreté et assurer la survie sur terre. Naturellement le ministre ne peut pas occulter les enjeux, somme toute catastrophiques, liés aux conséquences désastreuses du changement climatique et de la désertification croissante qui s’en suit.

 

Comme ses prédécesseurs, il invite à la plantation massive et diversifiée, pour juguler la désertification et restaurer le développement durable ! Seulement les bons mots et les idées généreuse ne suffisent pas .Il en faut bien plus. Devenue une mode plus qu’une impulsion réelle de stratégies et de moyens humains et matériels adéquats, la journée de l’arbre éternise un vœu pieux et une stagnation léguée continuellement aux chargés de l’environnement, comme s’il suffisait pour assumer cette charge de répéter continuellement la thématique

Pourtant la situation actuelle du milieu dans le pays est alarmante. Le patrimoine se détériore graduellement non seulement sous l’effet de la dégradation rapide des conditions climatiques, mais par l’effet des hommes et ce sous les yeux des décideurs qui assistent sans dire mot à la démolition des dernières forets que nous possédons par une coupe massive incontrôlée  au bénéfice de négociants pour qui le milieu ne veut rien dire par ignorance et par cupidité. Mais le rôle primordial du département est d’appliquer la loi environnementale pourtant claire sur la question. Idem le littoral décharné et pollué et l’océan spoliée impunément de ses richesses sous l’effet d’une pêche incontrôlée. Comme s’il suffisait de vendre des licences et empocher quelque argent. Pensez également aux effets néfastes de l’exploitation des graviers et autres qui font subir aux sols déjà très fragilisés des blessures quasi incurables.

En effet planter quelques arbres disons même des milliers d’arbres pendant qu’on en coupe des centaines de milliers est un aberration impensable. Sauvons d’abord par la force de la loi et du patriotisme le patrimoine existant et parallèlement plantons, protégeons, sensibilisons et éduquons sur un comportement civique et social durable. En réalité le concept environnement est la base de toute politique de développement pérenne et elle implique pratiquement tous les départements .Cela suppose une véritable harmonisation des politiques à l’échelle nationale et ou  le département en charge n’est pas marginal mais au contraire au centre des préoccupations de la conception  à la mise en œuvre des actions à entreprendre.

.Ce qu’il fallait c’est rompre avec les politiques pernicieuses du passé pour instaurer une véritable politique de lutte contre la désertification fondée sur des stratégies pertinentes et cohérentes, épaulées en cela  par des moyens à la hauteur du défi et impliquer les population à travers tout le pays en se fondant sur des ONG expérimentées rodées et responsables pour parfaire une politique de mise en chantier d’une réelle restauration du milieu.

Non, au lieu de cela les ONG engagées résolument  dans  la restauration du milieu et au développement durable son marginalisées, niées et même critiquées paradoxalement et ce au moment ou tous les pays conscients des dangers encourus, les impliquent de plus en plus chaque année C’est le cas du reste des bailleurs bilatéraux et internationaux qui constatent graduellement la pertinence de cette politique et ses effets bénéfiques sur la sauvegarde de l’environnement dont la destruction constitue une menace planétaire.

En conséquence on a beau parlé de belles thématiques, on a beau verni des discours officiels mielleux, on a beau chargé des experts d’élaborer des études séduisantes et on a beau dépensé des sommes faramineuses sur des projets sans lendemain, que cela ne change pas la situation désastreuse dans laquelle se débat notre département en charge de l’environnement .Car la solution est ailleurs.

Elle consiste à sortir de la routine administrative, des stratégies infructueuses et surtout de la vision unipolaire échafaudée entre quatre murs. Il faut aller sur le terrain, épaulé par des populations laborieuses qui savent jumeler protection de l’environnement et tirer profit du milieu pour améliore la condition des hommes. En cela les populations oeuvreront en étroite collaboration avec les ONG impliquées au développement durable et à la protection de l’environnement.

BOUMOUZOUNA.

Source info (ONG AFE) Journal Chemsiyatt

 















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