Erosion de la position d’Al Qaida au sein des groupes djihadistes dans le monde arabe


saharamedia
Lundi 2 Août 2010



Erosion de la position d’Al Qaida au sein des groupes djihadistes dans le monde arabe

Plusieurs organisations djihadistes du monde arabe « ont renoncé à la violence et révisé leur position, après des années de bain de sang » écrit, mardi,   le site maghrebia.com, dont le centre d’intérêt essentiel est représenté par les 5 pays membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

Une évolution dont l’explication réside dans plusieurs paramètres « outre les restrictions sécuritaires aux quelles il est confronté dans de nombreux pays, Al Qaida se trouve aujourd’hui face à un problème important depuis des années au sein des rangs des djihadistes, dont il se sert pour recruter des combattants ». Une équation d’ordre éthique et idéologique,  qui  porte sur  l’usage de la violence armée- et très souvent de la violence sans distinction-pour atteindre ses objectifs ».

 

Une option sans limite pour le feu et le sang, dont la conséquence massive est une multiplication des « désaccords » entre groupuscules installés dans plusieurs pays du monde arabe à la fois. Un large éventail de mouvements jadis adeptes de la manière forte «  ont révisé leurs idées et abandonné nombre de leurs activités passé » se détachant idéologiquement et physiquement d’un petit noyau dur.

Plusieurs brèches au sein de l’édifice initial.

La première brèche au sein de la charpente du djihad  dans le monde arabe  est apparue vers la fin  des années 1990. Al Gamaa Al- Islamiyya, le plus important groupe armé islamiste en Egypte (pays phare du monde arabe), a annoncé unilatéralement la cessation de toutes ses opérations violentes en 1997. Une option fortement  désapprouvée par le groupe de Ben Laden « le Djihad a été prescrit jusqu’au dernier jour » et sa cessation « n’est pas autorisée » proteste Al Qaida « Canal Historique ».

Ce qui explique la naissance sous les entrailles de la grande organisation égyptienne,  d’un   autre groupe sous la direction du célèbre Ayman Al-Zawahiri.

Emprisonnés, les têtes pensantes d’Al Gamaa,  auraient également été convaincues de «  l’erreur de prendre les armes » contre le pouvoir en place. Un processus intervenu « sans aucune pression ».

En Algérie, la violence atteignit son apogée durant la seconde moitié des années 1990 « avec les massacres horribles de milliers de citoyens ».Les nombreux actes de barbarie « attribués » au groupe islamiste armé ont pour conséquence une « aliénation »de la sympathie initiale dont il jouissait au sein de nombreuses couches de la population. Après l’épisode sanglant, le gouvernement du président Bouteflika  usa à la fois du bâton, et de la carotte, en décrétant une loi d’amnistie générale couvrant les cas de combattants qui déposeraient les armes avant la fin de l’année 1999 et le début de l’année 2000.

En Libye, les forces de sécurité ont anéanti une rébellion déclenchée par un groupe islamiste armé (GICL).Une cinglante défaite militaire, et un exil des principaux responsables qui donna l’occasion d’engager la réflexion sur le bien fondé de l’option violente.

Les autorités saoudiennes n’ont jamais arrêté la traque contre Al Qaida, déclenchée depuis plusieurs années.

Ce tableau reste globalement conforme à la réalité actuelle dans l’espace sahélo saharien ou les actions d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) sont au centre d’un feu croisé de critiques.

Ces crimes, attribués à des groupuscules résiduels de la nébuleuse algérienne, ont pris la Mauritanie comme cible particulière au cours des 5 dernières années, faisant de nombreuses victimes (militaires, ressortissants occidentaux….).

Ce qui explique d’une certaine manière, la volonté d’éradiquer le mouvement par les armes,  de la part du pouvoir deNouakchott.

 















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