Fête du 1er mai: Les travailleurs ont le blues


saharamedia
Samedi 1 Mai 2010



Fête du 1er mai: Les travailleurs ont le blues

Les syndicats mauritaniens ont entamé samedi diverses manifestations notamment des défilés à pied ou motorisés au centre-ville de Nouakchott, tandis que d’autres mènent dans leur coin la réflexion, pour célébrer la fête du travail, a constaté Sahara Media. Bruyamment, ces travailleurs ont à coups de klaxons marqués leur passage par une procession de camions de ramassage. Ainsi, les travailleurs mauritaniens ont célébré la fête internationale du travail, cette année, dans une conjoncture spécifique, marquée par une grave crise internationale et par une spirale de hausse des prix des denrées alimentaires de base. Au niveau national, le 1er mai intervient, estiment les responsables des centrales syndicales, alors que notre pays traverse une passe très difficile marquée par un marasme économique.

 

C’est sous le slogan : "Non à l’exclusion sociale" ; « halte à la détérioration du pouvoir d’achat des travailleurs », «oui à l’ouverture des négociations » que les organisations syndicales, ont célébré le 1er mai 2010, dans un concert de militantisme. Ainsi, une marche collective, regroupant les trois centrales du pays (UTM, CGTM et CNTM), d’une part et une autre de la CLTM d’autre part  a sillonné les rues de la capitale. Cet imposant défilé a drainé un nombre important de militants.

Ces organisations ont  dénoncé un ensemble de conditions sociales désastreuses, marquées par la «répartition inéquitable des richesses nationales et des fruits de la croissance, doublée d’une flambée permanente des prix des denrées et services de base; l’aggravation du chômage qui devient endémique et frappe gravement la jeunesse ; enfin, l’absence d’une véritable politique de développement des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, moteurs vitaux du tissu économique de notre pays, capables de lui assurer une autosuffisance alimentaire et de soutenir son développement durable.

Pour une plus juste répartition des fruits de la croissance économique résultant de l’exploitation des nouvelles richesses, les organisations syndicales ont demandé une augmentation conséquente des salaires  est aujourd’hui nécessaire. Le niveau actuel des traitements mensuels ne permet pas aux travailleurs de faire face à la nourriture quotidienne de plus dix jours pour une famille de cinq membres. Comment alors se soigner, payer les études, se loger ? Il est à proprement parler infernal que de travailler pour seulement s’endetter : c’est pourtant une réalité banale en Mauritanie.

 















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