Feuilletons turcs, football, cascades…les nuits ramadanesques de Nouakchott


saharamedia
Mardi 24 Août 2010



Feuilletons turcs, football, cascades…les nuits ramadanesques de Nouakchott

Un ramadan pluvieux, c’est la deuxième fois consécutive qu’on le vit en Mauritanie. Mais une telle situation n’a rien changé dans les habitudes nocturnes des Nouakchottois. La nuit continue encore à être plus animée que le jour, surtout que, cette année, Ramadan est tombé en pleines vacances scolaires. A Nouakchott, la vie reprend effectivement à partir de 17 heures, quand l’effervescence de la préparation de l’iftar s’empare de tout le monde. Des embouteillages monstre, des bousculades dans les marchés et devant les boulangeries et commerce de laits et de fruits. Les travailleurs viennent de quitter leurs lieux de travail et tout le monde est entré dans le « marathon du retour ». Les mauritaniens mettent un point d’honneur à ce que la table de l’iftar soit variée, pleine de ces mets et boisson auxquels pourtant on goûtera à peine. Gaspillage, dans un mois où la Raison voudrait que l’on éprouve la faim et la soif vécus par certains de manière quotidienne. Après la prière de « Tarawih », commence alors une vie hors des maisons. Dans les quartiers pauvres, l’on sort souvent pour respirer l’air pur. Ce ramadan-là est survenu dans une période de grosse chaleur. Dans les quartiers chics, on flâne. Les rues secondaires sont devenues des lieux de repos gratuits ; des « hôtels » sis à l’avenue Aziz, tout le long de la zone des « Soukouk » sont devenus la nouvelle mode de ce Ramadan. En ces lieux, se développe le commerce du lait de chamelle ; l’ambiance replonge les nostalgiques de la « vie passée » dans les réminiscences de la Badiya perdue. Veillées autour du thé, histoires et souvenir mais aussi perspectives de ce que la situation actuelle du pays laisse prévoir.

Sur d’autres aires, dans d’autres zones de la capitale, le football et les cascades en voitures sont à l’honneur. Des sports qui ont réussi à conserver leurs fans généralement des jeunes qui sortent chaque soir pour passer des heures et des heures à suivre ces matchs «  à petits camps » ou à se faire monter de l’adrénaline. Mais les feuilletons turcs et libanais, malgré le ramadan, continuent encore à préserver leur grande audience, surtout dans le milieu de la gent féminine.

En fait, se trompent ceux qui pensent que le mois béni de Ramadan appelle à plus de « sagesse » dans le domaine des habitudes nocturnes des Nouakchottois. Ce qui est c’est tout simplement une sorte de « remodelage » pour continuer à se distraire. En attendant que la vie reprenne ses « vieilles » habitudes.

 















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