«Free Gaza» en route vers la Bande : Israël sur le pied de guerre


saharamedia
Samedi 29 Mai 2010



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Le mouvement « Free Gaza » va tenter de briser le blocus israélien de Gaza en y faisant accoster une flottille de huit bateaux chargés de matériel humanitaire. Israël a lancé sa marine de guerre aux trousses des pacifistes. La marine de guerre israélienne est sur le pied de guerre hier pour tenter d’arraisonner une flottille de huit bateaux en route vers Gaza. Cette «flottille de la paix», affrétée par le mouvement «Free Gaza», a pour objectif de protester contre le blocus israélien de ce territoire palestinien. Elle comprend huit bateaux venant de Grèce, de Turquie, de Suède, d’Irlande et d’Algérie, avec 500 personnes à leur bord dont des députés européens. Les navires se sont rassemblés avant-hier au large de Limassol (Chypre) avant de mettre le cap sur Gaza où ils tenteront d’accoster aujourd’hui, selon les organisateurs.
L’aide de 10.000 tonnes, chargée dans les bateaux, consiste notamment en 100 maisons préfabriquées, 500 fauteuils roulants électriques ainsi que de l’équipement médical et des matériaux de construction.
Pour Israël, cette opération n’est qu’une simple «provocation», selon les mots du colonel Moshe Levy, le chef de la mission de liaison et de coordination pour l’enclave palestinienne, qui a estimé que l’aide humanitaire acheminée par la flotte n’était «pas nécessaire au vu des chiffres indiquant que la situation humanitaire à Gaza est bonne et stable. Je ne vois pas la nécessité d’un quelconque bateau avec ces matériaux. Nous autorisons ces matériaux à Gaza», a-t-il ajouté.
Punition collective dramatique
Si les bateaux refusent de rebrousser chemin, ils seront donc arraisonnés, reconduits à un port israélien, les militants pacifistes seront interpellés puis renvoyés dans leur pays. Le chef de la marine de guerre, le contre-amiral Eliezer Marum, a «donné aux forces navales des consignes d’opérer avec la plus grande sensibilité et d’éviter de tomber dans les provocations», confie une source israélienne. Selon cette dernière, après inspection, «le chargement sera transféré à Gaza par les passages frontaliers» terrestres entre Israël et la bande de Gaza. Mais aucune déclaration officielle n’a été faite en ce sens.
De fait, l’Etat hébreu maintient un strict blocus de la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste palestinien Hamas y a pris le pouvoir en juin 2007. Une sorte de punition collective dramatique pour la santé des habitants de Gaza et l’économie du territoire. En 2008, « Free Gaza » était parvenu à plusieurs reprises à briser ce blocus. Mais en juin 2009, la marine israélienne avait intercepté un navire et l’avait détourné sur le port israélien d’Ashdod (sud). Le bateau, endommagé lors de l’opération, avait coulé peu après son retour à son port d’attache à Chypre.
Avant-hier, l’ONU a appelé les deux parties à la retenue et au sens des responsabilités.
«Nous exhortons tous ceux qui sont impliqués à faire preuve de compassion et de sens des responsabilités et à s’efforcer de trouver une solution satisfaisante», a déclaré le porte-parole, Martin Nesirky, dans un communiqué.
«Nous avons clairement exprimé plusieurs fois notre opposition au blocus de Gaza et notre préoccupation du fait que l’acheminement de biens par les points de passage autorisés est insuffisant pour faire face aux besoins de base, commencer la reconstruction et redémarrer la vie économique», plaide le communiqué de l’ONU.















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