Gambie : ultimes efforts diplomatiques pour résoudre la crise et bruit de bottes à la frontière


Nouakchott - Saharamédias
Mercredi 18 Janvier 2017



Gambie : ultimes efforts diplomatiques pour résoudre la crise et bruit de bottes à la frontière
A quelques heures de l’ultimatum lancé par la communauté ouest africaine au président Djamé de quitter le pouvoir et qui s’achève ce soir à minuit, on note une mobilisation des forces de cette organisation à la frontière avec le Gambie.

Dans le cadre des ultimes tentatives de convaincre le président gambien de remettre le pouvoir au président élu, le président mauritanien est arrivé ce mercredi soir à Banjul.

Il s’agit très probablement de la dernière tentative de raisonner Yaya Djamé de se plier à la volonté populaire et permettre l’installation de son successeur à la tête de ce pays qu’il a dirigé pendant 22 ans.

Sur le plan militaire, le Sénégal a annoncé l’envoi de ses militaires à la frontière avec la Gambie, en prévision d’une opération destinée à évincer Yaya Djamé du pouvoir.

Le Nigéria a annoncé l’envoi d’appareils militaires de même que 200 soldats pour se joindre aux forces chargées d’intervenir en Gambie et a mobilisé une partie de sa flotte pour évacuer ses ressortissants de la Gambie.

Autre pays à avoir dépêché des soldats, il s’agit du Ghana.

Sur le plan politique, l’union africaine a réaffirmé qu’elle ne reconnaît plus la légalité du président Djamé au-delà de ce mercredi à minuit.

Le Sénégal a par ailleurs déposé aujourd’hui un projet de résolution aux nations unies autorisant la communauté ouest africaine à prendre toutes les mesures nécessaires à même de garantir le transfert du pouvoir en Gambie.

Le texte proposé par le Sénégal ne demande pas explicitement le déploiement de forces dans le pays.
Face à cette situation, des milliers de personnes craignant des évènements inconsidérés, continuent d’affluer vers le Sénégal, seul pays ayant une frontière terrestre avec la Gambie, mais aussi vers la Guinée Bissau.

Cet exode des populations gambiennes avait été confirmé ces dernières semaines par le haut commissariat des nations unies pour les réfugiés.
 
 
 














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