Guinée: les termes de l'accord électoral entre Dalein Diallo et Sidya Touré


saharamedia
Lundi 2 Août 2010



Guinée: les termes de l'accord électoral entre Dalein Diallo et Sidya Touré

Cellou Dalein Diallo, candidat de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), arrivé en tête au premier tour  de scrutin de l'élection présidentielle en Guinée, avec 43,65% des suffrages, ex premier ministre sous le régime de Lansana Conteh, et Sidya Touré, candidat de l'Union des Forces Démocratiques (UFR), arrivé troisième avec 15% des suffrages,  ont signé au cours des derniers jours un accord électoral en vertu duquel leurs camps contractent une alliance pour le second, dont la date reste encore à fixer.

 

Les termes de l'accord  comportent une reprise du programme du candidat Sidya Touré et la confection de  listes communes pour les prochaines élections législatives.

 

La principale concession  faite par l'UFDG de Diallo est de laisser le poste de premier Ministre à l'UFR, en cas de victoire.

 

Le même accord comporte également le ralliement de la Nouvelle Génération pour la République d'Ibrahima Abé Sylla.

Les 2 alliés auront 35% des postes au sein du futur gouvernement et de l'administration (directeurs généraux, gouverneurs et préfets).

L'accord prévoit un département de souveraineté (intérieur, défense, finances, économie ou justice) pour  les nouveaux alliés.

Cellou Dallen Diallo aura pour adversaire au second tour de la présidentielle en Guinée Alpha Condé, candidat du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) et opposant historique, arrivé deuxième avec un peu plus de 18% des suffrages à l'occasion du premier tour de scrutin le 27 juin dernier.

Une réelle incertitude plane sur la date de l'organisation du second de la présidentielle en Guinée.

Suite à de nombreuses défaillances techniques et logistiques constatées au premier tour, l'opposant historique Alpha Condé, pose une série de conditions à satisfaire pour sa participation au second tour. Autrement, le candidat du RPG brandit une menace de boycott.

Une partie des autorités de la transition, notamment le premier Ministre, Jean Marie Doré, prônent le prolongement de la période intérimaire.

D'ou l'accusation contre Doré, soupconné de vouloir profiter pendant plus longtemps des "avantages" de l'exercice du pouvoir.

 















GABONEWS APAnews