Hollande craint l’enracinement de groupes terroristes dans le nord Mali


saharamedia
Mardi 12 Juin 2012



Le président français a déclaré être inquiet du risque « d'installation de groupes terroristes au nord-Mali » où les combattants d’Ançar Edine et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont réussi à chasser l’armée régulière malienne depuis plus de deux mois.

François Hollande, qui recevait à l’Elysée le président du Niger, Mahamadou Issouffou, a ajouté qu’il y a bien « une intervention extérieure qui déstabilise le Mali et qui installe des groupes dont la vocation est une intervention qui va bien au-delà du Mali, en Afrique et peut-être au-delà ».

 

Cependant, le président français n’a pas évoqué une intervention française directe pour la résolution de ce problème qui préoccupe l’ensemble de la communauté internationale.

 

Il dira que face à cette menace « c'est aux Africains de la conjurer, à eux de décider », ajoutant que c’est la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) d’être « à la fois l'instrument juridique et l'instrument éventuellement militaire » d’une telle action.

François Hollande a pratiquement dicté la marche à suivre aux Africains qui doivent « saisir le Conseil de sécurité (de l'ONU) », laissant le soin aux Occidentaux d’appuyer « la résolution qui sera présentée par la CEDEAO », a insisté le chef de l'Etat français. Et « si une intervention est décidée, c'est aux Africains de la mener, la France comme d'autres puissances se mettant au service des Nations unies ».















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