Impact dévastateur des pluies diluviennes en Assaba, au Brakna et au Gorgol


saharamedia
Dimanche 22 Août 2010



 Impact dévastateur des pluies diluviennes en Assaba, au Brakna et au Gorgol

Démarrées cette année avec une légère hausse sur l’ensemble des régions de l’est, les premières pluies qui ont été diluviennes –toute proportion gardée sur une bonne partie de l’Assaba et du Brakna  central, ont inauguré déjà le chemin de la désolation des populations. Avant, chaque année, la saison des pluies est vécue comme un drame, avec le cortège d’inondations aux effets humains,économiques et sanitaires désastreux.  Mais cette année les populations du Centre ont vécu des situations dramatiques liées aux inondations inédites provoquant rupture de ponts , barrages et diguettes .Ce qui a occasionné notamment au niveau de Djok, Kamour et Al Ghaira  une coupure totale du trafic routier en raison de la rupture de l’axe surélevé et ce au moment de mouvement intense de voyageurs et de denrées tout au début du Ramadan sacré. Plus à l’ouest, le Brakna utile est désolé au bout de deux ou trois pluies un peu plus au dessus de la moyenne.

 

En effet la quasi-totalité des barrages et diguettes submergés par le flux des eaux déferlantes ont cédé les uns après les autres, occasionnant un phénomène additionnel jamais connu : maison obsolètes charriées et les habitats caducs en chôme ou hangars aux tentures décharnées, ne sont plus qu’un souvenir pour ces éleveurs agriculteurs en quête constante de cité dite moderne.

De ce fait l’axe Nouakchott Nema devient quasi impraticable à ce niveau et des centaines d’abris pérennes ou saisonniers ont cédé, emportés par les vagues déferlantes ,laissant des centaines de familles à la merci de l’eau ,du vent et la malnutrition.

Tant au Brakna qu’en Assaba et Gorgol, les autorités locales n’ont pas de moyen à offrir pour répondre aux besoins multiples des populations, vu l’ampleur des dégâts et du calvaire auxquels des réponses adéquates devront certainement retarder.

Sans nul doute les municipalités et les populations sont désarmées devant l’ampleur de la catastrophe, mais pas les responsable qu ont  mal élaboré et planifié les projets destinés à l’origine à créer des routes praticables sures et garanties au départ pour quarante à cinquante ans.

C’est le cas  des politiques hydriques et notamment la construction de ponts qui permettent la fluidité de l’écoulement des eaux des bassins versants notamment en amont et en aval du plateau Assaba .Quant à une politique réellement concertée d’élaboration de plan directeurs pour la mise en place de barrages et retenues d’eau améliorées résistantes permettant une circulation bénéfiques aux pâturages et à l’agriculture mi sèche ; n’en parlons pas .Ce qui s’est passé au Brakna en dit long sur l’improvisation des secteurs concernées et le peu d’intérêt que les responsables budgétivores accordent à la chose publique et aux intérêts primordiaux des population bernées constamment par des vernissages tarabiscotés et des discours vides …qui vous laissent à la merci de la moindre pluie ou d’une hécatombe catastrophique.

La moralité est qu’il faudra, au terme de ces leçons amères, revoir les politiques des infrastructures routières et hydriques et glaner des responsables responsables au vrai sens du terme pour que les budgets octroyés au profit de coûteux, projets soient bénéfiques et que les ressources nationales chèrement acquises ne soient pas de lots distribués en prébendes aux prévaricateurs à la solde d’entreprises véreuses.

Il faudra donc, à la lumière de cette politique clairvoyant nommée transparence et lutte contre la gabegie, mettre les responsables  devant leurs responsabilités, quittes à appliquer le principe de la récompense et de la sanction qui renforce le fameux axiome : l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, pour que notre administration soit au service de la nation et des populations au bout du compte et non l’inverse.

Il est remarquable que l’administration à plusieurs niveaux et c’est le cas de certains ministres et leurs directoires se comportent comme l’administration coloniale d’antan et parfois pire, car ils ne réagissent pas aux correspondances des institutions qui leur sont affiliées, et ni aux doléances légitimes des populations .Comment pouvons nous alors progresser en présence de responsables moribonds ?

Il faudra en toute légitimité et conformément aux engagements des autorités et à leur tête  le Gouvernement que les responsables répondent de leur actes, aussi infimes soient ils.

Sinon à chaque événement surgiront des catastrophes imprévues auxquelles il n’existe pas se solutions immédiates, pendant que des milliards ont été malheureusement dépensés pour rien.

Source Journal Chemsiyatt

BOUMOUZOUNA

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